Le départ approche, la maison se vide et les sac-à-dos se remplissent. L’heure est à l’impatience et l’excitation ! Mais pas seulement. J’aimerai dire que nous sommes juste super impatients et excités mais en réalité les doutes et les craintes s’immiscent dans nos têtes. La mienne surtout. Des scénarios loufoques bourgeonnent dans mon imagination et les  « et si » se bousculent dans mon esprit.

  • Et si un enfant tombe malade ou se blesse ?
  • Et si nous tombons malades, qui veillerait sur eux ?
  • Et si on nous vole nos bagages ?
  • Et si notre famille nous manque trop ?
  • Et s’il arrive quelque chose à nos proches ?
  • Et si les enfants n’apprécient pas le voyage ?
  • Et si nous n’arrivons pas à tenir notre budget ?
  • Et si je surestime mes capacités à gérer les manifestations de mon SPT loin de ma zone de confort ?

C’est aussi une des réalités de ce départ. Mais, même si aujourd’hui mes émotions me malmènent, je sais qu’une fois sur place on gérera les difficultés et les imprévus au fur et à mesure. Avec calme et sérénité. Ou pas. Mais on gérera ! On diminuera le rythme si besoin. On adaptera notre itinéraire. Ou même notre façon de voyager si le côté routard est plus éprouvant que prévu. On trouvera tout ce dont on a besoin sur place. Et dans un cas extrême, nous pouvons rentrer à n’importe quel moment.

Nous nous apprêtons à passer plus de 6 mois, tous les 5, sans contrainte d’horaires et de planning autres que celles que nous avons décidées. Pour cette seule raison, l’expérience sera bénéfique. C’est ce dont notre famille a besoin. A nous de garder cet essentiel en tête et de ne pas accorder trop d’importance aux grains de sable (ou de riz) qui se mettront sur notre route. Et finalement ce sont les galères de voyages qu’on prend le plus de plaisir à raconter en rentrant !

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