Nous sommes enfin arrivés ! Non sans péripéties, sinon l’histoire n’a pas d’intérêt. Je vous raconte.

J-5
On le savait, on rencontrera des pépins sur la route. Nous sommes prêts à y faire face avec calme et philosophie (ou pas), comme on l’a dit il y a quelques jours ! Mais pour être sûrs que nous avons les épaules pour supporter les galères qui nous attendent une fois sur place en Asie, un petit crash test avant de partir ne fait pas de mal. Histoire de mesurer notre résistance à la pression et notre capacité à rebondir, quoi de mieux qu’une petite fièvre à 5 jours du grand départ. Notre mini n°2 et son front brûlant remettent en cause toute l’organisation minutieusement pensée pour que tout soit prêt et opérationnel pour le jour J. Première réaction, calme et philosophie. Non absolument pas. C’est plutôt la panique à bord ! Comment faire pour qu’il ne transmette pas son virus à toute la famille ? Comment préparer notre maison pour la locataire qui arrive le lendemain de notre départ, tout en nous occupant de notre petit malade ? S’il est encore contagieux ou pas en état de voyager, où irons-nous loger puisque nous avons loué notre maison ? Si nous devons reporter notre vol, comment s’en sortir sans y perdre trop financièrement ?…
On s’agite, on s’active. Nouvelle activité à rajouter à la longue liste des choses à faire avant le départ : lire les petites lignes de l’assurance de notre carte bleue, et les modalités de report de vol de notre compagnie aérienne, les conditions d’annulation de nos premières réservations. Juste au cas où. On isole notre maladou dans notre chambre, qui devient sa pièce à microbes dédiée (en temps normal il partage sa chambre avec son frère et sa sœur). Seulement, nous les parents, allons lui tenir compagnie avec un masque, et lui apporter ce dont il a besoin. Et on croise les doigts pour qu’une bonne dose de repos, de jus de fruits, de doliprane et de dessins animés le remettent d’aplomb en 5 jours.
J-2
Le petit malade se lève enfin, il joue, il mange. Son frère et sa sœur n’ont pas été en contact avec lui. Toute les membres de la famille sont masqués et il reste encore un peu à l’écart de la fratrie. Il semblerait que la propagation des microbes soit maîtrisée et il récupère son énergie. On souffle. On peut continuer les préparatifs. Heureusement, car les modalités de report des vols et de remboursement sont certes possibles, mais longues et pas évidentes. Si on peut éviter d’avoir à avancer 5 autres billets d’avion en dernière minutes ce n’est pas plus mal.
J-2 quelques heures plus tard
Notre mini puce n°3 n’a pas l’air très en forme. Elle pleure, elle veut les bras, ce n’est pas dans ses habitudes. On la prend pour la consoler et là, son petit corps est brûlant. On recommence. Les deux contaminés se tiennent compagnie dans la chambre, ils se reposent. Nous, on se résilie à accepter ce que nous ne pouvons de toute manière pas maîtriser. On fait ce qu’il faut pour qu’ils se rétablissent et que les autres restent en forme, en espérant que le départ soit possible. Si on doit reporter, on reportera. Ce sont les aléas de la vie. Le calme est revenu à la maison.
J-1
C’est LA journée décisive. Celle où l’on prend notre décision de partir ou de reporter le départ en fonction de l’état de nos petits malades. Incroyable, au réveil tout le monde va bien. Les deux « malades » sont sur pied et sans fièvre. Ils sont même plutôt en forme. Pas d’autres victimes à déclarer. On boucle les sacs, on range le reste de nos affaires. On enregistre nos billets. On décolle dans moins de 24h ! Nous sommes quand mêmes déçus que cette histoire ne nous a pas permis de dire aurevoir à notre famille comme on l’aurait voulu. En passant nos derniers instants avec eux et en se serrant fort dans les bras pour faire le plein d’amour pour 5 mois. Mais le cœur y était !
Le jour J à la maison
On charge la voiture, on nettoie à fond la maison. Encore quelques heures et direction l’aéroport. Le mini n°2 ne veut pas de son repas. Il n’a pas vraiment de fièvre, ou une toute petite mais il est complètement abattu. Il s’endort sans rien avoir avalé, quelques minutes avant de démarrer la voiture. Le timing est trop court, il n’est plus possible de faire une consultation médicale pour avoir le certificat pour le remboursement des billets. On n’a pas le choix, on part. Les 14h de trajet s’annoncent plutôt sympa !


Le jour J à l’aéroport
2 gros sacs-à-dos, 3 petits sacs à dos, 1 poussette et 3 enfants. Surtout ne rien oublier. On dit aurevoir à notre gentil voisin R. qui nous a amené jusqu’à l’aéroport. Sur les 3 enfants : un survolté, un somnolant et une grognon. On occupe cette petite tribu hétéroclite avant d’embarquer pour notre premier vol d’1h40 vers Munich. Notre ami V. qui travaille à l’aéroport nous a bien aidé puisqu’il nous a fait la petite visite guidée et un mini exposé sur les avions qui a beaucoup intéressé les garçons !

Le premier vol se passe sans encombre. Notre n°2 a dormi tout le long. Les deux autres ont joué ensemble et ont regardé un bon moment la terre vue d’en haut par le hublot.

Finalement, c’est l’escale qui a été la plus éprouvante. Entre 20h et 22h, c’est l’heure à laquelle ils sont déjà couchés habituellement. Dur dur de tenir le coup, en étant patraque de surcroît. De traverser tout l’aéroport à pied pour rejoindre notre porte d’embarquement. On a dû en porter deux, en plus de tous nos sacs. Donc à l’arrivée, les deux tiers de l’effectif s’est écroulé sur une chaise devant la porte d’embarquement.

En revanche, on ne pouvait pas espérer mieux concernant le second vol, Bangkok-Munich d’une durée de 10h45. Le mini n°1 a regardé un film puis a dormi toute la nuit. Les deux plus jeunes n’ont même pas vécu le décollage, ils dormaient avant. Et nous avons dû les réveiller lorsque les hôtesses servaient le petit déjeuner, 1h avant l’atterrissage. Moralité : voyagez avec des enfants affaiblis, ça aide. Je plaisante bien entendu. Par contre, les parents n’ont pas beaucoup dormi étant donné que les petites marmottes ont bien pris leur aise sur l’espace qui nous était dédié !

J+1
Nous voilà enfin arrivés à Bangkok ! Le trajet pour atteindre notre appartement a eu raison de nos dernières forces. Deux sacs à dos de 21 et 23 kg, 2 petits sacs à dos que les garçons n’ont plus la force de transporter, 1 sac cabas avec nos affaires chaudes de l’avion, 1 poussette et nos 3 minis aventuriers sont à trimballer dans le train, puis dans le métro, pour ensuite marcher 10 minutes (qui ont été finalement 20) en plein Bangkok jusqu’à l’appartement.


On arrive, il est 18h30 heure locale : douche, repas (note pour la prochaine fois : demander « not spicy ») et au lit. L’avantage de ce genre de voyage physiquement très éprouvant : pas de jet lag ! Tout le monde dormait à poing fermé à 21h30 (15h30 en France) et a fait une bonne nuit de 12h.






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