Notre aventure dans le sud de la Thaïlande commence enfin ! Nous découvrons notre logement pour les 3 nuits à venir sur l’île de Koh Lanta. Et il est pour le moins atypique ! Nous avons choisi une hutte en bambou, tout ce qu’il y a de plus minimaliste : 4 murs, une terrasse avec un hamac, un matelas au sol avec sa moustiquaire, 1 wc, et 1 tuyau en guise de douche (pas d’eau chaude donc). Ni plus, ni moins. Et pour 5 personnes ! Les gérants du lieu étaient très dubitatifs quand on leur a affirmé que oui, nous allions dormir à 5 là-dedans. Et on a adoré notre petite cabane ! La seule chose qui nous a vraiment manqué, c’était un frigo. Car on ne pouvait pas mettre de l’eau au frais, donc pour éviter de boire de l’eau chaude toute la journée, on a dû acheter, je ne préfère pas compter combien, de bouteilles en plastique déjà réfrigérées. Le soir, il faisait frais car nous étions vraiment proches de la mer, donc la clim n’était pas du tout indispensable. Toutefois, on se serait peut-être passés des petits visiteurs à 6 pattes (1 gros cafard et des centaines de petites fourmis). Mais rien de bien méchant, pas de quoi nous gâcher notre séjour.


Nous avons choisi de visiter l’île de Koh Lanta, car après nous être beaucoup renseignés dans des livres, sur des forums, auprès de voyageurs etc… elle semblait être l’île du sud de la Thaïlande la plus authentique, la plus préservée du tourisme, celle où il y a des activités diverses et variées (de belles plages mais aussi la jungle, des grottes, des îlots, du snorkeling, des mangroves, des villages de pêcheurs…) et surtout avec un panel d’offre de logements qui correspond à tous les budgets, y compris le nôtre. Je reviendrai sur ces points plus tard.
J10 : plage de Klong, Khong Beach
On a promis aux enfants une baignade, donc après notre installation, nous les amenons la plage qui est juste derrière notre logement. Et là, surprise ! C’est marée basse ! Impossible de se baigner, du moins pas sur cette plage. Donc, la baignade tant attendue se transforme en balade sur la plage. Et nous assistons à notre premier coucher de soleil sur Koh Lanta. Le premier d’une longue série. Les parents boivent un coup au bar de la plage, les enfants jouent dans le sable, et tout le monde est heureux d’être là.


J11 : journée avec chauffeur
Pour notre première vraie journée à Koh Lanta, débute la traditionnelle recherche d’un taxi, les applications Grab et Bolt ne fonctionnant pas sur l’île. Et nous nous rendons compte qu’ici, on ne prend pas un taxi à la course, comme nous avions pu l’expérimenter partout ailleurs depuis notre arrivée en Thaïlande. Il faut prendre un chauffeur à la journée. Qui fixe son tarif en fonction des endroits successifs où nous souhaitons nous rendre, et le temps que nous estimons devoir passer sur place (puisqu’il nous attend). Forcément, les prix ne sont pas les mêmes. Nous souhaitons nous rendre à la pointe sud de l’île dans le parc national de Mu Ko Lanta, puis d’aller dans Koh Lanta Old Town pour déjeuner. Deux lieux pas très loin de chez nous, ni très éloignés l’un de l’autre. On demande à plusieurs chauffeurs qui tournent tous autour des mêmes tarifs. Un des membres de la famille de la pension où nous logeons est également chauffeur, donc nous le prenons lui car ils sont adorables et en plus il avait un tarif moins élevé.
Randonnée à Mu Ko Lanta & Bakantiang beach
On part donc à bord de sa camionnette-taxi, direction l’extrême sud de l’île : le parc national de Mu Ko Lanta. Nous avons repéré une petite randonnée : dans les 2 km en pleine jungle, tarifs très abordables (200 baths par adulte), tout à l’ombre, qui monte un peu mais largement faisable avec les enfants. La description disait qu’on pouvait aussi croiser des singes.

Sur le chemin, notre chauffeur s’arrête à une plage, en nous disant qu’il a une surprise pour nous. Il nous a amené sur Bakantiang beach, la plage à l’effigie de l’émission télévisée Koh Lanta française. Avec le totem, la structure en bois. Les garçons étaient trop contents ! On a fait notre petite photo de touristes et on repart.

On arrive au départ de la randonnée Mu Ko Lanta. C’est un sentier balisé et aménagé dans la jungle. Donc très facile. On installe notre baby girl en porte-bébé, on sort les jumelles et on se lance à l’affût des singes et des oiseaux tropicaux. C’était sans compter, sur notre mini chanteuse en herbe qui a décidé de nous offrir tout le répertoire des chants de noël, pendant absolument toute la balade ! Nos espoirs de croiser des animaux s’amenuisaient au fur et à mesure qu’elle montait l’intensité des vocalises. Mais elle nous aura bien fait rire ! Aucun singe de croisé pendant la balade. Ils étaient tous sur le parking à attendre que les touristes les nourrissent ! Observer les animaux dans leur milieu naturel, ça ne sera pas pour cette fois. Mais au moins, on aura vu quelques singes !


On finit notre mini randonnée, les garçons ont super bien géré malgré la chaleur et les montées et descentes successives, les racines à enjamber, les marches à gravir… Et au bout du chemin, en sortant de la jungle, la nature nous offre un spectacle magnifique. On tombe sur la pointe de l’île avec son phare et surtout, une plage paradisiaque. On ne pouvait pas rêver mieux après l’effort de la balade.

En 30 secondes, tout le monde est en maillot de bain et plonge dans une eau cristalline pour se rafraîchir. Ou pas ! L’eau est presque à la même température que l’air. Donc on ne se rafraîchit pas, mais on passe un très bon moment, dans un décor totalement dingue.

Lanta old town & Bamboo beach
On rejoint Arun, notre chauffeur pour rejoindre Lanta Old Town. Il est déjà midi et les petits randonneurs ont très faim. Il s’arrête en chemin à Bamboo beach, pour nous montrer une belle plage. Qui était très belle en effet, mais les estomacs sur pattes que sont nos enfants ne sont pas très réceptifs à la beauté du paysage avec le ventre vide. On fait quelques photos mais on ne s’attarde pas.

On arrive enfin à Lanta Old Town, un joli petit quartier à l’est de l’île. Il fait une chaleur de plomb et les enfants n’ont pas envie de visiter. Par chance, il y a un parc de jeux à l’ombre. On s’installe et je vais chercher le repas. On visitera le village à tour de rôle cette fois-ci ! Le quartier est mignon, avec sa rue commerçante et la grande jetée, avec vue sur mer.


J12 : journée en scooter
Koh Lanta Noi & Langsord beach
Les tarifs des chauffeurs privés nous ont fait repenser nos plans du lendemain. On ne souhaitait pas rester autour de l’endroit où on logeait car il n’y avait pas grand-chose à faire, à part la plage. Prendre un chauffeur un deuxième jour n’était pas envisageable non plus. Il restait l’option d’être autonome dans nos déplacements. Et ce qui se loue sur l’île, c’est le scooter. Impossible pour moi de conduire un scooter, encore moins avec mes enfants dessus. J’ai accepté un peu à contre cœur le scooter style tuk-tuk. Il ne va pas vite, c’est plus stable. Mais à refaire, je ne le referai pas. Même s’il ne s’est rien passé de vraiment dangereux, j’ai eu la boule au ventre tout le long (c’est un euphémisme) et j’ai mis plusieurs jours à me remettre de mes émotions.

Un fois le scooter en main, cap sur le nord de l’île, le sud étant trop vallonné pour circuler avec ce type de véhicule. Au nord, Koh Lanta Noi (Noi qui veut dire petit), ce sont les villages de pêcheurs, les gitans des mers, la nature luxuriante, les plages désertes, aucun touriste… On s’arrête à une plage immense, pas forcément la plus belle, mais au moins l’une des plus agréables qu’on ait faites. Le sable était aussi fin que de la farine. Je n’avais vraiment jamais vu, ni touché un sable de cette qualité. En matinée, elle est ombragée. On est absolument seuls sur des kilomètres de plage. On a pu découvrir notre premier gros coquillage, que nous avons relâché ensuite car il avait toujours son habitant à l’intérieur.



Pique-nique à Long Beach
On achète quelques trucs à grignoter et on se rend à la plage Long beach. Il n’y a pas un cm² d’ombre, donc nous mangeons à l’abri avec la vue sur la plage. Celle-ci nous l’aurons donc vue de loin ! On n’a pas emmené de jouets dans nos bagages, faute de place. Ils apprennent à jouer avec ce qu’ils ont sous la main. Ce jour-là, en l’occurrence, c’était les boîtes de poulet frit. Sur les cheveux, oui.


Coucher de soleil à la plage de Lanta Khlong Nin
Après un peu de calme et de travail scolaire, on finit notre journée marathon des plages, par une plage plus au sud de l’île, dans un petit quartier animé un peu à l’abri de la route principale. On a été agréablement surpris ! De plus, sur cette plage, il était possible de se baigner à marée basse. La petite tribu était ravie ! On reste jusqu’au coucher de soleil et on profite de la quiétude des lieux jusqu’à la tombée de la nuit.

J13 : départ
Et voilà, on quitte Koh Lanta. On attend notre mini-van. On dit aurevoir à la gentille famille qui gère les bungalows. Surtout notre mini n°3, qui a souvent mis l’ambiance sur la terrasse avec ce qu’ils ont gentiment qualifié de « powerfull voice ». Le site va être calme après son départ !

Ce que nous avons pensé de Koh Lanta
Koh Lanta a tenu ses promesses sur ses paysages et la diversité des lieux à visiter : on a vu de belles plages, on a baladé dans la jungle, on a visité des jolis villages, on a trouvé des coins sauvages, on a assisté à de somptueux couchers de soleil… Notre vie ultra minimaliste dans notre hutte en bambou était vraiment une belle expérience à vivre en famille et les propriétaires étaient très gentils. Ils ne parlaient pas bien l’anglais, donc la communication était limitée, mais ils étaient en adoration devant les enfants, toujours à leur parler gentiment, leur donner des friandises. Surtout notre pépette qui chante toute la journée, et qu’ils trouvaient trop « cute » avec ses « blond curly hair ».
Nous émettons une réserve sur le fonctionnement global au sein de l’île qui est pensé pour faire consommer les étrangers. Par exemple, il y a peu de stands de street food, mais quasiment un restaurant tous les 20 mètres. Il n’y a pas de grand supermarché, donc les produits pour cuisiner soi-même ou acheter à emporter (moins cher qu’au restaurant) ne sont pas disponibles. Donc manger coûte finalement globalement plus cher que sur le continent. Même principe pour le transport. Il n’y pas de taxi classiques, Grab ou Bolt. Il faut louer un scooter mais ce n’est pas l’idéal en famille, et certaines zones de l’île, notamment au sud, sont très vallonnées et les scooters n’aiment pas trop les montées raides. Sinon il faut prendre un chauffeur à la journée. Ce qui est bien plus cher.
Ce ne sont que des détails lorsqu’on est en vacances 2 ou 3 semaines. Manger au restaurant tous les jours, prendre un chauffeur privé, on peut se permettre toute sorte d’excès du fait du caractère éphémère et exceptionnel de la situation. Mais sur plusieurs mois, ces détails ont leur importance. On ne regrette absolument pas d’être passés par Koh Lanta, on a vécu des moments très agréables. On aurait pu y rester 1 ou 2 jours supplémentaires, car les activités ne manquent pas. Mais si, elle est fidèle à sa réputation et que c’est vraiment l’île thaïlandaise la plus préservée du tourisme, alors les autres îles ne sont pas pour nous. Pas pour cette fois-ci en tout cas !





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