Notre séjour dans le sud du pays s’achève. Pour rejoindre Bangkok, on décide de retenter l’expérience du train de nuit. Pour ceux qui ont suivi, la première n’a pas été une franche réussite ! On décide donc, de réserver les couchettes pour le retour. Et de mettre nos vêtements chauds ainsi que les duvets accessibles dans les sacs. On préfère ne pas jouer avec le destin, si la première fois nous avions les banquettes libres pour que les enfants puissent s’allonger, je ne suis pas sûre que nous ayons cette même chance deux fois, coup sur coup. Le tarif étant 3 fois supérieur, alors on s’attend à 3 fois plus de confort.

20h52, le train entre en gare. Nous sommes prêts à monter à bord, nos sacs sur le dos, un siège auto et une poussette dans les mains, et 3 enfants sur nos talons. Il ne reste en gare « que » 3 minutes, il vaut mieux ne pas traîner. On découvre avec stupeur la première classe, le « tout confort » du wagon couchette du train thaïlandais. Les calculs sont pas bons, Kévin ! Ce n’est pas tout-à-fait ce à quoi je m’attendais. C’est sale, bondé, très étroit, les couchettes sont très spartiates, et il y a toujours les ventilateurs rouillés au plafond. J’accuse le coup. Ce n’est qu’une nuit. Et au moins, nous serons allongés. Concentrons nous sur les bons côtés ! Mais je n’avais pas encore réalisé, que sur les 5 couchettes que nous avions réservées, les 5 étaient en hauteur. Des lits en hauteur, sans aucun garde-corps. Dans un train qui roule, avec trois enfants de 2 à 7 ans. Tout va bien.

A aucun moment de la réservation, il n’était précisé que nous aurions des lits en hauteur. Qui plus est, aucun n’est à côté. Pas très loin, mais pas à côté. Mon cerveau tourne à 1000 à l’heure, il faut absolument trouver une solution, car dans ce wagon il n’y a que des couchettes superposées et chacun la sienne. On ne peut pas se rabattre sur un siège vacant ou autre, il n’y en a pas. Donc je suis là, debout plantée au milieu du wagon à réfléchir.

La première solution qui me vient à l’esprit : je dors dans une couchette avec notre mini n°3, que l’on va attacher dans son siège auto. Finalement, on l’a pris pour un fardeau, mais heureusement qu’on l’avait celui-là. Il nous a sauvé la mise et la pépette a pu dormir confortablement, toute la nuit et en sécurité. Nico dort dans sa couchette, en ayant un œil sur les garçons, eux aussi chacun dans la leur.

Mais même pas 10 minutes plus tard, notre mini n°2 est vraiment très angoissé de dormir en hauteur. Moi aussi je le suis. Et pour cause, nous savons aussi bien lui que moi, que la nuit il remue beaucoup. Il a peur de tomber. On change les plans. Nico va dans la couchette-siège auto, et moi je vais dormir avec le mini n°2. Vu l’étroitesse des lits, c’est moi qui m’y suis collée. Question de gabarit, il paraît ! Je plaisante, je me suis proposée, car Nico doit conduire 3h le lendemain, je préfère que ce soit lui qui dorme cette nuit. Mon objectif : essayer de dormir, plutôt me reposer, dans une couchette large de 60 cm, à deux avec un enfant de 5 ans qui rêve qu’il est en train d’enflammer le dancefloor. Tout en surveillant dans la diagonale de mon champ de vision, que le mini n°1 dorme bien collé à la paroi de sa couchette, sans s’approcher trop près du bord. Lui non plus n’est pas rassuré, mais on est deux, ils sont trois, on ne peut pas se dédoubler.

Inutile de préciser, que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Quand, dès la première heure de sommeil, mini n°1 roule sur le côté pour se retrouver une jambe dans le vide, j’ai bondi de ma couchette tel un ninja en mission (dans mes souvenirs c’est exactement comme ça que cela se passe), pour le pousser vers l’autre extrémité du lit. Instinct de maman oblige, je ne l’ai plus quitté des yeux jusqu’au petit matin. J’étais tellement sous tension, que je n’ai même pas eu à lutter contre le sommeil. Et j’ai effectivement dû me lever plusieurs fois, pour le faire reculer quand il s’approchait un peu trop près de la frontière.

J22 : 6h30, le réveil sonne, et le train arrive à Bangkok dans 1h. Ma liseuse et moi-même, n’avons pas appuyé sur le bon off de toute la nuit. J’ai encore quelques heures avant de pouvoir m’allonger dans un lit, alors je rassemble mes forces et je vais voir les autres membres du clan, encore en train de ronfler dans leur couchette. Quasiment tout le wagon est en éveil, range sa couchette, parle fort, se déplace bruyamment, mais nos 3 louveteaux ont bien décidé de terminer leur nuit coûte que coûte. On les laisse dormir jusqu’au dernier moment, puis quand le personnel du wagon n’a plus que leur lit à ranger, on les descend pour qu’ils émergent tranquillement en regardant défiler le paysage bétonné de la capitale. Dans cette histoire, nous n’aurons pas tous la même version, au moins certains auront trouvé ces couchettes bien confortables et auront dormi comme des bienheureux ! On retiendra que 4 sur 5 ont pu dormir une bonne partie de la nuit, et c’est déjà une nette amélioration par rapport au précédant trajet de nuit en train, en Thaïlande. La prochaine sera la bonne !

3 réponses à « J21 – J22 : On retente le train de nuit »

  1. hoo ces warriors !!! Je t imagine bien avec les yeux grands ouverts lol

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    1. Haha oui tu me connais bien 😉

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  2. […] matière de confort et propreté, c’est pour dire ! J’ai bien décrit notre expérience dans cet article donc je ne vais pas redétailler les conditions dans lesquelles nous avons dormi ici. Si nous […]

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