J22 – J29 – Parcs nationaux d’Erawan et Sai Yok

Après avoir passé la nuit dans le train, en arrivant à Bangkok, on prend le métro jusqu’à l’aéroport. Chargés comme jamais. On ne regrette pas d’avoir pris le siège auto, non pas le moins cher, mais le plus léger. Car on savait que le transporter de Surat Thani à Bangkok, dans le taxi, le train, le métro, puis à pied pour se rendre d’un lieu à l’autre, allait être une sacrée expédition. Une fois la voiture de location récupérée à l’aéroport de Bangkok, c’est le grand soulagement. C’est tellement éprouvant les transferts, avec toutes les affaires et les enfants. On profite de notre dernière semaine de luxe, car dans les 3 prochains pays, à priori nous ne louerons pas de voiture. On souffle, on a l’impression en déposant les affaires dans le coffre du véhicule, que le périple prend fin, mais on était loin de s’en douter, nous n’étions pas encore au bout de nos peines !

J22 : trajet et installation

La première étape, et de loin la plus difficile, a été de sortir de Bangkok. Nico roule en Thaïlande depuis près de 2 semaines, il est à l’aise, il a compris les codes implicites de la conduite des thaïlandais. On n’a jamais eu de frayeur, ni de difficultés. Mais Bangkok… Clairement Bangkok est dans une catégorie à part. Hors catégorie même. On avait volontairement choisi de récupérer la voiture de location dans l’aéroport le plus au nord (Don Muang), car il est le plus excentré du centre-ville et le plus proche de la direction que nous devions prendre pour quitter la capitale. Mais les routes à 3, 4 ou même 7 voies, le GPS qui dit tout droit, mais dans un pays qui roule à gauche, tout droit veut dire rester à gauche. Mais des fois, ça veut dire serrer à droite aussi. Il faut deviner. Le GPS qui demande de tourner à des endroits où il n’y a pas d’intersection. Ou encore quand il précise, tourner « légèrement » à gauche. On a tourné mais de toute évidence, ce n’était pas assez légèrement puisque nous avons pris la mauvaise direction. Plusieurs fois. A cela s’ajoutent les embouteillages (donc quand tu rates ta sortie, tu sais que tu en as pour un moment à récupérer le bon chemin), et la conduite légèrement énervée des asiatiques. Tout est amplifié dans la mégalopole. Nous mettons plus d’1h à sortir de Bangkok. 1h d’extrême concentration et de sueurs froides.

Le reste du trajet se déroule bien. On fait une pause à l’heure du repas, et on s’arrête aussi faire quelques courses dans un hypermarché Tops à Kanchanaburi, la grande ville la plus proche, car nous savons, par expérience après 3 semaines dans le pays, que là où nous allons séjourner les 7 prochains jours, nous n’aurons pas grand-chose aux alentours, pour remplir le frigo.

Nous arrivons enfin à notre hôtel, avec un peu d’appréhension. C’est la première fois, qu’on réserve sans prévenir au préalable, que nous réservons une chambre de 2 lits mais que nous sommes 5. En général, nous demandons l’autorisation avant. Mais comme ils ne nous ont pas répondu via l’application, ni au téléphone on a fini par réserver quand même. Alors on craint, qu’en arrivant, ils n’acceptent pas qu’on dorme tous dans la même chambre, qu’ils nous fassent prendre une deuxième chambre, ou dans un cas extrême que nous devions chercher un autre hôtel sur place. Vu le succès de notre mini puce avec les thaï depuis le début du voyage, je tente le tout pour le tout en la prenant avec moi, pour me rendre à la réception. Je lui arrange ses petites bouclettes blondes qui ont tant de succès ici, je lui colle son doudou trop mignon dans les mains, je lui dis de dire « sawat dee kaa » en rentrant. Bon j’avoue qu’elle n’a pas accédé à ma dernière requête. En pénétrant dans le bâtiment, les employés et la réceptionniste lui parlent, me disent que c’est vraiment un « cute baby », ils lui touchent ses petits bras blancs et potelés. L’histoire ne dit pas si c’est grâce à elle ou pas, mais la gérante n’a pas relevé le fait que nous étions 5.

A peine les sacs déposés, tout le monde plonge dans la piscine bien fraîche et y reste jusqu’à l’heure du repas. On fait quand même, un petit tour du propriétaire, le lieu est magnifique, les petits chalets, les terrasses en bois avec vue sur la rivière Kwaï, la terrasse sur le ponton… Une petite pépite au milieu de la jungle !

J23 : Kasae cave et Death Railway

La région de Kanchanaburi est très marquée par l’histoire, notamment la construction d’un chemin de fer par les prisonniers de la seconde guerre mondiale. C’était une ligne ferroviaire de 415 km de distance, reliant la Thaïlande à la Birmanie, pour le transport des armes, des troupes et des fournitures. Il est surnommé le train de la mort, car les prisonniers chargés de sa construction, travaillaient dans des conditions épouvantables, les amenant très souvent à en mourir. Les voies étaient creusées à la main à travers la jungle et les déblais rocheux, ils étaient à peine nourris, et œuvraient de 4h du matin, jusqu’à 22h le soir. Tous les jours sans exception et bien sûr, sous une chaleur de plomb. Sans parler de l’hygiène et des maladies qui ont également fait des ravages. Aujourd’hui, il reste des vestiges de ce chemin de fer, d’autres parties ont complètement disparues, et encore d’autres sont en service. C’est le cas de notre visite du jour. Cette partie de la Death Railway, fait partie de la ligne de train reliant Kanchanaburi à Namtok, et les trains y circulent encore quotidiennement. Il y a une gare à cet endroit, et le chemin de fer est attenant à une grotte qui abrite une grande statue du Bouddha. Nos petits aventuriers complètement passionnés de train, étaient trop heureux de pouvoir marcher sur les rails, de voir ce célèbre train entrer en gare et s’arrêter juste sous nos yeux. Le chemin de fer surplombe la rivière Kwaï, ce qui rend le spectacle encore plus impressionnant.

J24 : Khao  Phang waterfall (ou Sai Yok Noi waterfall) et journée catastrophe

Ce jour, nous partons visiter une cascade, sécurisée pour la baignade. Rien de tel pour commencer la journée ! Le site est très beau, la cascade est grande, et il n’y a pas beaucoup de monde, à part quelques enfants thaï qui jouent dans l’eau et sur les rochers. Cela nous étonne, car elle est accessible en quelques minutes à pied depuis la route principale. Nous visitons le site qui est très petit, puis sous la pression générale, il est temps d’aller tester l’eau. On peut grimper, se mettre sous l’eau qui coule, plonger, nager. Tout est vraiment adapté. Notre grand fait une petite chute sur une pierre glissante. Il a eu peur, mais ne s’est pas vraiment fait mal. Cependant, cet évènement en apparence insignifiant a donné le ton de la journée !

En sortant de l’eau, nous décidons de prendre le repas au marché attenant à la cascade. Ils vendent toute sortes de chips de fruits et de légumes, sucrées comme salées. Nous nous arrêtons un moment, nous goûtons ce que nous fait découvrir la gentille dame et là un hurlement nous sort de notre petite dégustation. Notre grand, encore lui, pousse des cris en se débattant et en se frottant le visage. Il hurle qu’un insecte l’a piqué sur la joue, nous ne voyons rien de particulier, à part qu’il est un peu rouge, mais face à sa douleur (ou du moins sa peur), on essaye de le rassurer. Une petite mamie a accouru pour lui mettre une crème dont on ne connaîtra jamais la composition. Ceux qui le connaissent savent, il est phobique des animaux en général et des insectes volants. Pas facile tous les jours pour lui, lorsqu’on évolue en pleine nature depuis plusieurs jours. Donc cet évènement, ne va pas jouer en notre faveur. Mais bon, il insiste donc nous renonçons au repas du marché (pas aux chips, j’ai quand même pris une minute pour en acheter quelques paquets), et nous rentrons. Au moment où j’écris, cela s’est produit il y a une semaine déjà, et depuis il a toujours refusé de manger en extérieur, de peur d’attirer des guêpes. Pas simple de trouver tous les jours des repas en intérieur, surtout dans cette région reculée. Bon un petit repos et un petit plongeon à la piscine de notre hôtel plus tard, les troupes sont requinquées et on se décide pour une fois, de reprendre la voiture pour chercher un restaurant et visiter le village de Namtok, qui est à environ 20 minutes de route. On arrive, on se gare, les garçons sortent de la voiture. Nico est en train de détacher la mini n°3 de son siège auto. Avec les garçons, nous avançons de quelques pas vers les commerces, et là, je croise le regard d’un chien errant, comme on en croise tous les jours et aucun n’a jamais montré le moindre signe d’agressivité. Mais cette fois, il m’a fallu une demi-seconde pour comprendre, que celui-ci n’était pas comme les autres. Il s’avance un peu trop vite dans notre direction, il grogne un peu trop, et on voit un peu trop ses dents. Réflexe primitif, j’attrape notre petit gars n°2 dans les bras car je lui tenais la main, laissant notre pauvre grand, phobique maladif des chiens de surcroît, livré à lui-même face à ce monstre qui s’est mis littéralement à lui foncer dessus. Moi je suis restée figée sur place, livide avec 20 kg dans les bras, et le cœur dans les talons. Notre vaillant bonhomme a eu l’excellent réflexe de courir de toutes ses forces en hurlant, mais ça n’a pas découragé la bête. De son côté, Nico a réagi très rapidement en « jetant » la petite dans la voiture, et en s’élançant à la poursuite du chien déchaîné. Ce qui a évité une fin dramatique à cette histoire, c’est que notre mini a eu le réflexe inconscient de courir dans la direction des gens (locaux) qui ont caillassé le chien pour le faire fuir. Même si physiquement, tout le monde sort indemne de cette mésaventure, plus personne n’a le cœur à aller au restaurant, et on a qu’une envie c’est de rentrer à l’hôtel au plus vite pour nous remettre de nos émotions. Donc c’est reparti, dans le sens inverse. Mais à peine démarré, on croise une première ambulance, puis une deuxième, puis la police… C’est assez inhabituel, donc inutile d’être clairvoyant pour comprendre qu’une autre épreuve nous attend sur le chemin. Et sans grand suspense, nous passons au pas, à 1 mètre ou 2 à peine d’un accident de la route impliquant plusieurs véhicules dont des scooters et des enfants. C’est trop à gérer, surtout pour moi, alors je compte les minutes de trajet pour nous sentir tous les cinq, enfin en sécurité dans notre chambre d’hôtel, et que cette interminable journée touche à sa fin.

J25 : Hellfire pass et Lawa cave

Toujours dans le thème des trains, ce jour-là nous visitons le Hellfire pass. C’est un musée dédié à la construction du chemin de fer de la région, dont nous avons parlé juste avant. Tout est bien expliqué, il y a une petite vidéo en anglais, c’est très intéressant, même pour les enfants. Il y a ensuite la possibilité de faire une balade, le long de l’ancien chemin de fer (il a disparu aujourd’hui). Soit 1 km aller-retour, soit 4 km. Un des garçons n’est pas en grande forme aujourd’hui, donc à contre cœur nous ne ferons pas la balade jusqu’au bout. La chaleur n’aidant pas non plus. Mais c’était super joli, avec des panneaux explicatifs et la possibilité de prendre un audio guide gratuitement (en anglais), qui s’est avéré inutile pour moi, avec les 3 kids à gérer. Après la visite et la balade, on prend le repas sur place, il y a quelques petits stands de street food qui inspirent confiance.

Sur le trajet retour, on fait un petit détour, pour visiter la grotte Lawa Cave un peu sans conviction car nous ne nous sommes pas vraiment renseignés dessus, mais comme c’était à peu près sur le trajet, on s’est dit pourquoi pas. Et cette grotte a été la révélation de la journée, on a passé un moment vraiment exceptionnel. Il faut être accompagnés pour la visite, alors quelle n’a pas été notre surprise lorsque le gardien du parc national a fait appel à sa fille d’environ 7 ans pour nous faire la visite guidée. Elle nous a montré un petit singe caché dans un rocher, les chauves-souris, les grosses araignées… La grotte en elle-même est vraiment chouette à visiter car il n’y avait personne, elle est préservée, authentique, très peu aménagée et vraiment grande. On voit les chauves-souris de très près. On est resté environ 1h à l’intérieur, nous étions littéralement trempés. Entre la chaleur extérieure et le taux d’humidité très élevé dans la grotte, en sortant, nous avions le même aspect que si nous venions de sauter tout habillés dans la piscine. Notre petite guide était trop mignonne, elle ne parlait anglais que pour réciter son petit discours à chaque étape de la grotte (discours tout de même succinct). Elle s’est prise de passion pour notre mini puce et a interagit avec elle tout le long, et elle a chanté des chansons sur le chemin du retour. C’était un moment imprévu, sincère, de partage et d’échange culturel comme nous les aimons !

Traditionnellement, l’après-midi est consacrée aux devoirs, à un temps calme et à une baignade à la piscine. Celui-ci ne fera pas exception. Le soir nous ressortons pour trouver à manger, et nous tombons sur une dame qui vend des fruits et des légumes locaux excellents. Elle nous fait goûter plusieurs fruits que nous ne connaissons pas (œil du dragon, lanternes japonaises, jamalac, salak…) , et on repart avec un stock de vitamines pour plusieurs jours. Nous achetons dans notre village un pad thaï d’une famille thaï très gentille, qui a une petite fille de l’âge de la nôtre. On passe un bon moment à discuter malgré leur anglais plus qu’approximatif. Une bonne journée, en somme !

Tout le monde va au lit, les parents préparent les affaires pour la journée de demain, car nous avons un gros programme et un peu de route. C’était sans compter sur le fameux « Maman, j’ai finiiiiiiiii » que connaissent tous les parents de jeunes enfants, qui a changé le dérouler des préparatifs et de notre soirée. Il y a cette couleur vive, que l’on n’aime pas trop voir sortir de son enfant, et encore moins à cet endroit. Ne rien dire, ne pas paniquer pour ne pas l’effrayer. Une fois que la tribu au complet est au pays des rêves, on discute de nos options. Le pédiatre de l’institut des maladies tropicales, nous avait averti que ce cas de figure pouvait se produire. On a un antibiotique dans la trousse à pharmacie, mais nous préférons quand même consulter. Dans quelques jours, nous passons au Cambodge et l’accès aux soins et leur qualité sont largement moins évidents qu’en Thaïlande. Alors on joue le principe de précaution. J’en parle aujourd’hui l’air serein et détaché, mais il n’en est rien, sur le moment j’étais dans tous mes états et j’ai passé la nuit à m’inquiéter et cogiter. Nous avons accès à des consultations téléphoniques avec des médecins français grâce à notre assurance, donc nous en prenons une. Il rappelle quasiment instantanément, et après avoir échangé pas loin d’une demi-heure sur la couleur, la consistance, la fréquence et j’en passe de matières fécales, puis après m’avoir fait palper le ventre de l’enfant endormi concerné, il nous conseille quand même d’aller consulter un médecin sur place dès le lendemain matin. Et plus tôt dans la nuit en urgence, si son état venait à se dégrader ou une fièvre apparaître. Une bonne nuit tourmentée en perspective donc !

J26 : Kanchanaburi, et si nous testions l’hôpital en Thaïlande ?

La nuit se passe très bien, du moins pour les enfants. Pas de douleurs, pas de fièvre, pas le moindre réveil, ni le moindre signe inquiétant. Le concerné n’a même plus mal au ventre, c’est pour dire ! Mais bon, on préfère ne pas jouer avec la santé de nos enfants, donc le super programme dans le parc national Erawan prévu la veille est bel et bien annulé (ou reporté) et direction Kanchanaburi, la grande ville la plus proche à 40 minutes de route. Au préalable, on se renseigne sur les hôpitaux de la ville, on consulte quelques avis de voyageurs récents sur internet, et notre choix se porte sur l’hôpital militaire de Kanchanaburi. Nous nous y rendons avec le courrier du compte rendu de la consultation téléphonique de la veille, traduit en anglais. Très pratique pour se faire mieux comprendre une fois sur place, car même si on parle anglais, nous n’avons pas forcément en tête tous les termes médicaux. Nous sommes très bien accueillis, photographiés même, nous nous sentons presque comme une attraction touristique. On l’a bien pris et nous ne nous sommes pas offusqués de cet excès car l’état de notre mini ne nous inquiète plus trop, étant donné qu’il rit aux éclats devant l’hôpital et qu’il joue avec son frère et sa sœur comme si rien n’était. L’infirmière en chef, passe prendre les enfants un par un (attendez, il n’y en a qu’un qui est malade !), mais c’était juste pour les montrer à ses copines, leur toucher les joues, les cheveux… Bref, les thaï et leur adoration des enfants dans toute sa splendeur. Nous sommes pris en charge très rapidement, le médecin à l’air d’avoir 16 ans mais il parle anglais et il a l’air compétent. Il me donne confiance en tout cas, l’examen clinique à l’air d’être fait minutieusement. Du moins, selon mon ressenti de maman qui n’a rien d’expert dans le domaine médical. Il ne fera pas de biologie comme l’avait préconisé le médecin français, mais ici les pratiques sont différentes. Je lui explique à quel point nous prenons des précautions tant avec l’eau qu’avec la nourriture, le lavage des fruits à l’eau filtrée, le choix des lieux où nous mangeons que j’inspecte avec rigueur pour voir quel est leur rapport avec l’hygiène, la présence d’un frigo ou non… Il m’explique que cela peut arriver simplement en mettant les mains à la bouche ou  avec un même couteau qui a coupé de la viande crue puis de la viande cuite, même dans un lieu très propre… Les raisons sont nombreuses et on ne peut pas tout contrôler (dur pour moi d’entendre cette phrase !). Nous ressortons donc avec un antibiotique et un antiparasitaire pour éliminer toutes les causes probables de cet incident intestinal. Il n’était pas inquiet, il avait même l’air surpris que nous consultions « pour si peu ». Mais comme je l’ai déjà dit, je préfère consulter 9 fois pour rien et ne pas passer à côté de la 10ème fois qui s’avèrera être sérieuse.

En sortant de l’hôpital, on prend un repas dans le food-court d’un centre commercial, et on profite d’être dans la « grande ville », pour refaire le plein de courses. Afin de rentabiliser le trajet, on passe aussi voir le pont de la rivière Kwaï, célèbre pour son adaptation en film.

J27 : Erawan National Park, waterfall

Aujourd’hui, tout le monde est en forme. Pas de troubles digestifs à l’horizon, pas de fièvre, pas de maux quelconques. Alors on se lance, nous avons souhaité séjourner dans cette région précisément pour aller voir ces merveilleuses cascades au sein du parc national d’Erawan. En fait, il s’agit d’une cascade sur plusieurs paliers, au nombre de 7 exactement. Il faut environ 3h pour faire le tour complet, donc on sait déjà, qu’en ayant 1h de route, on ne pourra sûrement pas aller jusqu’en haut avec les enfants. D’autant plus que cette journée est très chaude, environ 42° sans un souffle d’air. Ils assurent, car nous atteignons quand même le 4ème palier. Nous n’irons pas plus loin cette fois-ci, il est quasiment 11h, la chaleur est écrasante, et les 3 derniers paliers grimpent vraiment. En grande passionnée de randonnée, c’est une grosse frustration pour moi de m‘arrêter en chemin. Chaque palier est différent et tellement beau. C’est de loin le coin que je préfère depuis notre arrivée en Thaïlande. Mais je sais que ça sera compliqué pour Nico de gérer la baignade pour les 3 enfants, tout seul, alors qu’aucun n’aura pied. Alors, je relativise, ce voyage nous avons fait le choix de le faire avec de jeunes enfants, on savait dès le départ qu’on ne pourrait pas tout faire comme si nous étions entre adultes. Nous redescendons au 2ème palier, car il nous semble être celui le plus sécuritaire et propice à la baignade.

Pour se baigner, il faut avoir obligatoirement un gilet de sauvetage. Il est possible d’en louer sur place pour 20 baths les 2h. Tout le monde a chaud, tout le monde se jette à l’eau et tout le monde en ressort aussi sec ! Le bassin est rempli de petits poissons mangeurs de peau, et quand on ne s’y attend pas ça surprend ! Enorme fou rire, quand les garçons bondissent de l’eau comme si leur vie en dépendait. Nous nous asseyons sur un tronc d’arbre en travers des rochers, avec les pieds dans l’eau et là… Ils débarquent par dizaines pour me grignoter les pieds. La sensation est bizarre, ça chatouille et ça picote mais très vite je m’habitue et je laisse mes pieds à la merci de ces petits voraces, sous les yeux ébahis et dégoûtés des enfants. Si quelqu’un m’avait dit qu’un jour, je m’offrirais une fish pédicure de mon plein gré je lui aurais ri au nez. Et bien celle-ci était plutôt agréable, gratuite et en plein air qui plus est. Et j’ai les pieds tout doux maintenant. J’ai même convaincu Nico (non sans mal), de mettre ses pieds dans l’eau pour en faire de même.

J28 : journée off

A la demande générale, et un peu plus appuyée de la part de notre mini n°2, c’est une journée « juste à l’hôtel » aujourd’hui. Ces journées sont indispensables sur un séjour aussi long. Grasse matinée (ou presque), un peu plus de devoirs que d’habitude, on fait des lessives à la main, moment lecture, on met à jour nos médias (blog, réseaux sociaux, vidéos pour les écoles des garçons, tri et sauvegarde des photos), un peu d’administratif (assurance santé pour le remboursement des frais de la veille), on cherche et on réserve notre premier logement pour le Cambodge car le départ est déjà dans 2 jours, et bien sûr l’incontournable baignade à la piscine. Une journée qui allie repos, bon-temps et logistique !

J29 : départ de Kanchanaburi et arrivée à Bangkok

Les sacs sont bouclés depuis la veille, ce matin on décolle tôt. Il est 6h50 quand le moteur démarre, direction Bangkok. On dort une dernière nuit dans la capitale, dans la même résidence que nous avions au début du voyage, car nous y avons nos habitudes et nos repères, puis tout le confort nécessaire pour une nuit entre deux journées de trajet. Deux enfants sur trois sont habillés et bien réveillés, le 3ème, la marmotte du clan a un peu de mal avec les réveils avant le lever du soleil, donc on le sort direct du lit pour le mettre dans la voiture. Il prendra le temps qu’il a besoin pour se réveiller tranquillement.

On prend le petit déjeuner en roulant, on optimise le temps. On prie pour que la voiture de location, que l’on doit rendre dès notre arrivée, survive au petit déjeuner en roulant. Et cette fois-ci le pari est gagnant. On atteint Bangkok sans difficulté, mais nous ratons la sortie à quelques minutes de rejoindre l’aéroport, dans lequel nous devons rendre la voiture. Un petit détour de 30 minutes se rajoute aux 3h de route déjà effectuées. Nous voilà sans véhicule, et le retour de nos sacs sur le dos. On est chargés comme des mulets. On « s’amuse » à peser nos bagages à l’aéroport. On porte à nous deux 71 kg de bagages. Sans compter la poussette. Pas étonnant que nous mettons 2 jours à nous remettre des transferts. On fait un rapide calcul, quand la mini est dans sa poussette (et que donc la poussette ne porte pas de bagage pour nous soulager), Nico porte 50% de son poids et moi 60%. On a donné un petit sac à dos au grand (environ 3 kg) pour avoir un sac en moins à porter. Donc je disais, c’est chargés de 71 kg de bagages que nous devons prendre un train, puis un métro, puis marcher 15 minutes jusqu’à notre résidence. Environ 1h15 de trajet. Autant vous dire, qu’en arrivant on lâche tout, au sens propre comme au sens figuré. On est contents de retrouver Bangkok, la résidence et le quartier que nous connaissons et de retrouver nos petites habitudes le temps de quelques heures. Nous n’avons pas le même appartement que la dernière fois, cette fois-ci nous sommes au 30ème étage de l’immeuble (le 17ème la dernière fois nous avait déjà impressionné). On a l’impression d’être dans le « chez nous » d’Asie, de retrouver notre pied à terre, et on apprécie la facilité pour se déplacer, la facilité pour trouver à manger (et varié), et même trouver de tout sans galérer d’une manière générale, ainsi que la piscine que les enfants avaient tant adorée car adaptée à tous (pataugeoire, toboggan, espace de nage, espace où on a pied, un autre où on n’a pas pied, température parfaite, transats pour s’allonger, d’autres enfants qui jouent…). Pour la première fois depuis qu’on a quitté Bangkok, on se sent vraiment propre après la douche, car il y avait de la pression et on pouvait même choisir la température de l’eau (très chaude pour moi), un luxe qu’on n’a quasiment pas eu depuis notre départ de la capitale. De la même façon, on a pu faire tourner des machines, et le linge est ressorti propre pour la première fois depuis le début du voyage. Entre les lessives à la main et les laveries qui lavent à basse température jamais plus de 30 min, les vestiges de nos escapades restaient collés à nos vêtements. On a même eu le privilège d’avoir droit à du papier toilette ! Sur ce point-là, je plaisante, car même si la plupart des WC fonctionnaient avec la douchette (quand ce n’est pas la bassine d’eau), nos précieux enfants n’ont jamais voulu arroser leurs petites fesses, et on a quand même acheté du papier toilette, ou des mouchoirs car dans certains endroits ils n’en vendent pas. On a pu cuisiner nous-mêmes à l’appartement, et à la majorité on a choisi des pâtes à la crème et au fromage. Je crois que la gastronomie française manque un peu à certains. J’ai insisté pour rajouter les haricots verts (longs de 30 cm soit dit en passant). Et la cerise sur le gâteau, tout le monde avait son propre lit ! Ou du moins une vraie place dans un lit. Tout cela vous paraît normal ? Et bien pour nous, tous ces points sont devenus notre définition du grand luxe ! Et on l’apprécie à sa juste valeur. Cette pause express de même pas 24h (18h pour être précise), nous regénère comme si nous nous étions reposés plusieurs jours.

J30 : on quitte la Thaïlande, et on rejoint le Cambodge !

7h30, nous sommes en bas de notre résidence avec toutes nos affaires. On attend un taxi commandé la veille, via l’application Grab. Est-ce que j’ai prié pour que le point de départ soit loin d’un arrêt de métro ? Absolument. Ainsi, pas de conflit intérieur entre ma raison et ma volonté, et on « doit » y aller en taxi. Quel dommage, je commence à être bien entraînée avec le sac-à-dos deux fois plus large que moi, dans le métro à travers Bangkok ! On arrive au point de départ : 8h de car nous attendent pour rejoindre le Cambodge. Souhaitez-nous bonne chance !

2 réponses à « J22 – J30 : Parc nationaux de l’ouest et retour à Bangkok »

  1. Avatar de Lydia POINDRON
    Lydia POINDRON

    bonne chance et bon courage à vous 5 !!!!

    magnifique voyage !!! les enfants vont avoir la tête pleine de merveilleux souvenirs à raconter

    gros bisoussssss

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    1. Merci Lydia ! Oui, on fait le plein de jolis souvenirs en famille. Gros bisous !

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