J49 : installation

Nous arrivons chez Françoise et Patrice, un adorable couple français, qui nous prête le haut de leur maison à Kep. Nous sommes passés par le site Homexchange, que nous utilisons depuis quelques années maintenant. C’est de l’échange de maisons, simultané ou sous forme de points. Nous sommes super bien installés : nous avons une grande chambre, avec un lit double et un canapé lit, une salle de bain, ainsi qu’une terrasse qui fait cuisine d’extérieur avec des hamacs. Le lieu rêvé pour allier visites, repos, rencontres, partage… Nous en avons bien besoin ! Ils ont une grande piscine et un jardin. Nous sentons d’ores et déjà que nous allons nous plaire chez eux.

Nous sommes très bien accueillis avec de l’eau fraîche et une panière de fruits frais. Nous avons super apprécié leur gentille attention. Ensuite, nous passerons le reste de la journée à alterner entre les hamacs et la piscine, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

Les enfants sont tout excités : nous n’avons pas l’habitude de tant de confort et ça leur fait du bien. Ils ont adopté Patrice alias Patoche, dès le premier jour. Parler français avec d’autres personnes que nous commence à leur manquer un peu. Donc ici, ils se rattrapent, ce sont de vrais moulins à paroles !

J50 : rencontre avec Somnang et visite de Kep

Françoise nous met en contact avec Somnang, un chauffeur de tuk-tuk. Elle nous assure que c’est le meilleur de la région et que ses tarifs sont très raisonnables. Elle vit ici depuis plusieurs années, donc nous lui faisons confiance les yeux fermés. Et cette rencontre avec Somnang a littéralement changé notre séjour à Kep. Il parle très bien anglais, un peu français, il adore les enfants, il connaît la région sur le bout des doigts et prend beaucoup de plaisir à nous partager ses lieux secrets, son histoire, les coins à ne pas manquer ou au contraire plus reculés…

Ce jour, nous décidons de visiter Kep, la petite ville dans laquelle nous séjournons. Il nous amène voir les pêcheurs qui viennent de revenir du large, le marché aux crabes, les plages, les mangroves, le centre… Il nous présente la ville dans son ensemble, nous explique le difficile travail des pêcheurs de crabes, nous montre quelques adresses de restaurants.

Aujourd’hui, nous avons découvert la ville en tuk-tuk en faisant quelques arrêts pour marcher dans le sable ou encore déambuler dans les marchés. Le coin est calme, il n’y a pas beaucoup de monde, et le littoral est beau. Nous sommes contents de retrouver des paysages marins et nous passons un très bon moment. Nous voulons absolument continuer de découvrir cette jolie région avec Somnang et personne d’autre.

J51 : visite de Kampot (grotte, marais salants, Kampot)

Aujourd’hui, nous visitons la ville de Kampot et ses alentours. Somnang nous conseille une grotte dont je n’ai pas noté le nom (Phnom Chhngok). Il nous fait passer dans des petits villages et des chemins de terre, qui nous donne une vision très authentique du Cambodge. Il nous donne des informations tout le long du trajet, à propos de l’agriculture, il nous parlent des écoles, des habitations, il nous montre l’arbre qui produit les noix de cajou en nous expliquant comment les décortiquer et avec quoi manger le fruit qui est associé à la noix, il nous parle du lac des secrets et de son histoire (des amoureux de deux communautés différentes, dont les familles n’autorisaient pas le mariage, et qui se seraient suicidés dans le lac… un Roméo et Juliette version khmer)…. La route est assez longue, mais nous ne voyons pas le temps passer !

La grotte

En arrivant devant la grotte, des locaux se proposent de faire la visite guidée pour 5$. En général nous ne prenons pas de guide, mais cette fois-ci nous acceptons. Et nous ne l’avons pas regretté ! La grotte n’est pas très grande, ni très profonde à première vue. Mais il est possible de se faufiler entre les roches pour rentrer à l’intérieur et en ressortir plus loin. Il y a plusieurs chemins, certains plus accessibles que d’autres, et même si le guide n’a pas beaucoup d’informations à donner sur la grotte en elle-même, il nous aura été très utile pour oser nous aventurer dans les entrailles de cette caverne.

Nous hésitons un moment, car les enfants sont petits, mais il a l’air de savoir ce qu’il fait, alors nous acceptons de le suivre par le chemin « le plus facile ». Et nous sommes forcés d’avouer que l’expédition a eu un grand succès auprès de nos petits aventuriers en herbe. Et la paire de bras en plus, qui plus est d’un connaisseur, a été plus que bienvenue ! Nous descendons, grimpons, sautons, marchons sur les roches, nous croisons des chauves-souris… et au loin nous apercevons la lumière du jour qui annonce la fin de l’exploration souterraine.

Nous nous sommes faits la réflexion, que jamais en France nous aurions pu vivre une telle expérience (par rapport aux normes de sécurité, l’hygiène…). Ensuite, nous retrouvons notre ami et son tuk-tuk pour la suite de la visite.

Marais salants

Nous passons devant les marais salants de Kampot. Somnang nous explique le dur labeur de ceux qui travaillent le sel. Il explique aux enfants comment il est récolté, où il est stocké, à quelle saison… En ce moment, ils travaillent d’arrache-pied car la saison des pluies approche et ils doivent avoir terminé de récolter avant. Nous avons eu la « chance » d’en croiser pendant leur ouvrage, car d’habitude ils ne travaillent pas aux heures les plus chaudes. Ils font tout à la main c’est impressionnant. J’avais chaud et mal au dos rien qu’à les regarder. Ce peuple est tellement résilient et courageux, ils sont incroyables ! La plupart n’ont bien sûr, pas le choix car c’est leur source de revenus, mais ils ont le sourire et ne se plaignent pas, pourtant leurs conditions de travail sont très rudes. Une belle leçon de vie !

La ville de Kampot

Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Kampot, ville célèbre pour ses plantations de poivre. Inutile de proposer la visite de la ville aux enfants à cette heure-ci, donc nous cherchons tout de suite un restaurant. Notre attention s’est portée sur le Seafood and Pepper restaurant, qui propose des plats européens et cambodgiens, ainsi que le fameux crabe de la région et plusieurs plats à base de fruits de mer. Niveau budget, il y a de tout : des plats copieux allant de 6$ à 20$. Chacun y trouvera son bonheur. En ce qui nous concerne, les enfants veulent que je leur cuisine des lasagnes depuis plusieurs semaines. Un peu compliqué à mettre en œuvre lorsqu’on est en voyage en Asie ! Donc quand ils ont vu les lasagnes au menu, aucune chance de quitter les lieux. Pour une fois, personne ne mange asiatique, mais les saveurs qui ont le goût de la France sont encore plus les bienvenues après presque deux mois de voyage.

Après avoir léché les assiettes (au sens figuré, ou presque), nous nous lançons dans la visite à pied de la ville. L’objectif sous-jacent est également de trouver un supermarché, car à Kep il n’y a vraiment pas grand-chose pour se ravitailler. Nous avons une super cuisine toute équipée dans notre logement, et nous avons la ferme intention de lui faire honneur.

Mission accomplie, nous retournons à Kep, pour le traditionnel sieste/devoirs/lecture/piscine de l’après-midi. Et ici, il a un goût de reviens-y.

J52 : plage de Kep

Matinée tranquille ce jour, le temps est un peu couvert donc pour nous c’est le temps parfait pour aller à la plage. Nous préférons que le soleil soit un peu caché derrière les nuages, il brûle moins et il y a moins de monde. Arrivée sur place 8h30, la plage est déserte. L’eau est aussi chaude que l’air, ce n’est pas très rafraîchissant mais tellement agréable. S’ensuivent des concours de trous, des châteaux de sable, des sauts dans les minis vagues, ainsi qu’une vaine tentative de finir mon livre. Une belle et reposante matinée en famille en somme !

J53 : pagode et butterfly garden

La pagode

Nous allons visiter la pagode sur les hauteurs de Kep. Elle est jolie, nichée dans la jungle, en haut d’une centaine de marches en pierre. Classique, elle n’a rien de vraiment spécial par rapport aux autres que nous avons visitées, mais nous aimons cet atmosphère spirituelle en plein cœur de la nature. Il y a également des statues d’animaux et des arbres fruitiers tout autour ce qui rend la visite plus ludique pour les enfants.

Butterfly garden

Le jardin des papillons de Kep est un espace dédié à la botanique, on y trouve toutes sortes de fleurs, de plantes, d’arbres fruitiers, ainsi qu’une serre à papillons. Il est agréable de s’y promener, c’est calme et coloré, la visite est libre et paisible. Il y a également des hamacs, des balançoires, des paillotes en bambou pour se reposer au son des bruits de la nature. Nous avons beaucoup aimé l’architecture de la maison au milieu du domaine. La visite n’est pas payante, mais une donation est la bienvenue (environ 1$ par adulte).

J54 : plantation de poivre Sothy’s et marais salants

Plantation de poivre

Ce jour, Somnang nous amène visiter la plantation de poivre Sothy’s. Il y a plusieurs plantations de poivre entre Kep et Kampot. Nous avons choisi celle-ci car c’est la plus ancienne. Elle a été la première à s’implanter pour produire du poivre, et a grandement contribué à la réputation internationale et prestigieuse du poivre de Kampot. Nous débutons la visite par la dégustation d’une infusion au poivre. Ensuite, un guide (anglophone ou francophone), nous explique toutes les étapes de la récolte : la saisonnalité, l’entretien, le ramassage, le séchage, les différences entre les différents poivres (noir, blanc, rouge, vert)… Il nous montre les plants, à cette saison il n’y a presque plus de baies à ramasser mais il en restait quelques-unes à observer.

Ensuite, nous faisons un tour du domaine pour observer les arbres fruitiers, il y en a plusieurs variétés (fruit du jacquier, mangues, pandanus, bananes, ramboutans…). La visite se termine par une dégustation de poivre. Notre grand a osé goûter les 4 types de poivre. Certains adultes ne sont pas allés aussi loin. La visite est gratuite, mais un achat à la boutique est apprécié. Pour la petite anecdote, pendant que le guide expliquait les étapes de la récolte du poivre, nous étions sous un grand manguier. Et une mangue a soudainement décidé de retrouver sa liberté et de terminer son voyage sur la tête de Nico. Elle s’est littéralement explosée sur son chapeau !

Marais salants

Nous en avions déjà visités, mais comme nous adorons les visites relatives au savoir-faire artisanal, Somnang nous a amené en voir d’autres. Tout aussi beaux, tout aussi impressionnants. J’aime expliquer aux enfants d’où vient la nourriture qu’ils ont l’habitude de voir dans un rayon de supermarché ou dans leur assiette, d’où le produit est parti et le travail qu’il y a pour en arriver au résultat final.

J55 : journée off

Les troupes sont un peu au ralenti, alors nous profitons d’être 10 jours dans la région pour faire une pause. Nous les adultes, nous avons un million de choses à faire : organiser l’arrivée au Vietnam, mettre à jour le blog et les réseaux sociaux, trier les photos, faire les lessives, faire des courses, quelques tâches administratives de France que nous rappelle notre boîte mail… Le programme des enfants est plus sympa. Après avoir faits deux bonnes heures de devoirs, ils ont le champ libre : jeux, lecture, piscine, coloriages… Mais ils choisissent, comme chaque jour depuis notre arrivée à Kep, la compagnie de Patrice, qui a eu la gentillesse de leur mettre un programme jeunesse à la télé et de leur donner des sucettes (il a marqué des points ce jour-là Patoche !). Ils ne regardent que très rarement la télé depuis notre départ, ils ne réclament pas non plus, mais quand on leur propose, c’est le plus beau jour de leur vie (selon leurs mots !)

J56 : Koh Tonsay

Une des activités populaires de la région est d’aller visiter l’île de Koh Tonsay (Rabbit Island). Nous embarquons à bord d’un bateau traditionnel cambodgien, pour une traversée d’une vingtaine de minutes. Nous débarquons sur une plage aménagée, jonchée de petit bungalows en bambou sur pilotis et de restaurants de crabes et fruits de mer. Nous marchons un petit moment sur la plage, puis l’appel de la mer est trop fort, tout le monde plonge se rafraîchir. Ou pas, puisque l’eau avoisine les 30°c. Mais la plage est déserte, le cadre idyllique, l’eau est propre, le soleil est là mais pas encore trop fort… Les conditions sont parfaites.

Cependant, nous regrettons de ne pas visiter davantage l’île, qui à l’air assez sauvage mis à part la plage sur laquelle nous nous trouvons. Il fait trop chaud pour nous lancer dans une randonnée dont on ne connaît ni la distance, ni le dénivelé avec les enfants. Donc nous décidons d’y aller à tour de rôle, ainsi les enfants peuvent continuer leurs jeux sur la plage. Nico se porte volontaire pour ouvrir la marche, pendant que je reste avec les enfants sur la plage. Il part sur un sentier large et dégagé, qu’il suit tout du long. Il fait le tour de l’île, sur les hauteurs de celle-ci, entouré de la jungle luxuriante, et il revient environ 1h plus tard. Il a fait un petit crochet par la plage « du bunker » (mais il a dû rebrousser chemin à cause de chiens qui aboient et qui ne laissent pas approcher) et il a fait plusieurs arrêts pour faire des photos, donc il estime pour moi le tour à 45 min, d’autant plus que je marche assez vite.

Il est 11h, le soleil commence à chauffer mais je me lance quand même dans la balade, car elle est facile et ce n’est pas très long. Il me conseille « de passer par la petite plage » en haut du premier sentier. Problème de communication : il veut dire « va voir la petite plage et reprend le sentier principal » et moi je comprends « passe plutôt par la plage pour voir s’il y a un autre chemin ». Une simple phrase comprise de travers et c’est le début des galères ! Donc me voilà partie sur le chemin de la petite plage. Je longe une plage sauvage et remplie de déchets recrachés par la mer. Il n’y a pas vraiment de chemin mais je longe la plage, quand l’espace est trop encombré je marche dans l’eau. Au large on voit des îlots et même le Vietnam. Le cadre est plutôt agréable pour balader. Mais je ne retrouve jamais de sentiers, qui me permettraient de regagner le centre de l’île. J’ai marché longtemps donc je dois continuer sur le bord de mer. Au bout d’un moment, les rochers sont trop gros et trop glissants pour les contourner par l’eau, je dois couper à travers jungle ou faire demi-tour. Comme je déteste revenir sur mes pas, je m’obstine à continuer et chercher un chemin. Nous ne pensions pas randonner, donc nous n’avions pas emporté nos baskets sur l’île. Je suis donc en tongs. Je sais pertinemment que marcher dans la jungle en tongs est tout sauf une bonne idée, entre les insectes, les serpents, les risques de blessures… Donc je regarde bien où je pose chacun de mes pas et je prie pour que la chaleur dissuade ces reptiles rampants de venir rendre visite à mes pieds. Je ne croise personne, l’île est complètement déserte. Je contourne les rochers, mais je ne trouve toujours pas le sentier principal. J’ai à nouveau atterri sur la plage. Tant pis, je continue ainsi dans ma lancée, une île c’est rond, je retomberais bien sur mes pas à un moment donné. Sauf que je suis partie depuis déjà plus d’une heure, je ne suis même pas à la moitié du parcours, ma gourde se vide plus rapidement que je ne le voudrais, le soleil cogne et je n’ai aucun tissu pour protéger mes épaules. Nico n’a aucun moyen de me joindre car j’ai emporté notre unique téléphone avec une connexion et j’approche de la fameuse plage dont il m’a parlée, gardée par des chiens pas très commodes. Je ne vois toujours pas le sentier principal, donc je tente la plage du bunker en espérant qu’ils aient décidé d’aller faire un tour ailleurs. Je garde deux gros cailloux dans les mains. Juste au cas où. Mais ce n’était pas le cas. Ils étaient toujours là, à garder à bonne distance quiconque tenterait de s’approcher de la mystérieuse plage du bunker. Ça éveille d’autant plus ma curiosité, qu’y a-t-il à cacher là-bas ? On ne le saura jamais, car je n’ai pas bravé les trois molosses enragés qui couraient tout droit dans ma direction en aboyant. Dès que je les aperçois, je rassemble les forces qui me restent et je tape le plus beau sprint de l’année. Une fois à une distance acceptable, je me pose à l’ombre sous un arbre pour reprendre mes esprits (et un shoot de Ventoline). Etat des lieux : je n’ai plus d’eau, je n’ai plus d’énergie, je crame, j’ai laissé le tube de crème solaire sur la plage, le bateau est censé repartir dans 30 minutes, je ne trouve pas le sentier et je ne peux plus avancer par la plage. Heureusement je ne suis pas blessée, sinon la situation ne pourrait pas être pire. Ah si elle l’est ! Un autre chien arrive vers moi, depuis la direction opposée. Il n’a pas l’air très heureux de me voir lui non plus. Alors je lance des pierres dans sa direction, pour qu’il comprenne de ne pas m’approcher, il hésite et arrête sa course mais il m’observe du coin de l’œil, au loin. Je ne peux plus rester à l’ombre de mon arbre, donc je me fais violence et je repars à la recherche du chemin. J’ai ratissé la zone, et rien. Je jette un œil à Google map et sur cette île quasi déserte il n’y a pas de tracés. Je commence à désespérer en voyant l’heure tourner, puis je pense à regarder Google map en mode satellite. Avec un peu de chance, j’espère y apercevoir un sentier. Et le voilà ! Je vois que je ne suis pas loin, mais que je vais devoir couper à travers la jungle, une nouvelle fois. Au point où j’en suis, je n’appréhende même plus de marcher dans les hautes herbes de la jungle et d’y rencontrer je ne sais quel animal à 6 pattes ou même sans patte, je suis juste contente de connaître la direction pour atteindre le sentier principal. Une fois sur le fameux sentier, j’ai encore une bonne distance à parcourir, mais peu importe, je ne suis pas perdue. J’ai enlevé ma robe pour me protéger du soleil, donc je marche en maillot de bain avec une robe sur les épaules. Lorsque je retrouve la civilisation avec mon accoutrement, les locaux détournent le regard, gênés, ou au contraire ils me fixent comme si je débarquais d’une autre planète. Mais je suis trop épuisée pour m’en formaliser. Il fait plus de 40°c, j’ai les pieds écorchés et la peau brûlée alors l’image que je renvoie est la dernière de mes préoccupations. Lorsque j’atteins la plage où m’attendent Nico et les garçons 2h30 plus tard, ils étaient super inquiets. Pas le temps de boire un coup, ni de piquer une tête, le bateau a déjà le moteur en marche, c’est l’heure de regagner le continent.

Malgré cette mini mésaventure, Tonsay Island est vraiment sympa à visiter. Elle est encore sauvage, mais certainement plus pour longtemps. Toute la dernière portion du parcours est en travaux, ils sont en train de bétonner toute la partie ouest de l’île pour fabriquer des bâtiments destinés au tourisme. C’est le moment ou jamais d’aller s’y aventurer et de vivre une expérience cambodgienne sauvage et authentique.

J57 : journée off

Initialement, cette journée n’était pas destinée au repos, mais les vestiges de mes exploits de la veille donnent encore des sensations un peu désagréables. Donc journée sous la clim pour moi, je ne lâche pas ma liseuse de la journée, seulement pour passer quelques coups de fil à la famille et amis. Les enfants profitent de la compagnie de Patrice. Et Nico et notre petite sirène ont élu domicile dans la piscine.

J58 : Avec Somnang mangroves, plage de coquillages

C’est notre dernière journée à Kep, et même au Cambodge. Somnang nous a proposés de nous emmener faire une balade au milieu des mangroves. C’est une passerelle qui passe entre les mangroves et qui atterri sur une plage. Tout le long du parcours, Somnang nous explique l’utilité des mangroves, comment elle préserve la faune et la flore, comment elles protègent les littoraux. Il nous a montré comment planter des mangroves en récoltant leur fruit.

En arrivant sur la plage, la mer est retirée. Il nous parle de la pêche, du rôle des bateaux que l’on croise. Il montre aux enfants des jeux dans le sable. Ils sont super complices, il est vraiment attentionné avec eux. Nous passons un long moment sur cette plage, à discuter, faire des photos… Puis nous retournons sur nos pas, faire le trajet inverse en direction du tuk-tuk. Il nous amène sur une plage, pas très connue du grand public, réputée auprès des locaux pour y contenir de beaux coquillages. Notre chasse au trésor dure un bon moment, notre récolte est plutôt bonne. Un souvenir authentique et local à ramener aux copains de la classe à notre retour. Entre l’odeur et le poids qui s’alourdit, ce sont nos sac-à-dos qui ne nous remercient pas !

J59 : on quitte le Cambodge, direction le Vietnam

C’est le jour du départ, c’est le cœur lourd que nous quittons la villa Roméo de Françoise et Patrice. Les garçons nous demandent quand ils reverront papy Patoche. Ils ont passé pas mal de temps avec lui, et ils ont l’impression de dire aurevoir à un membre leur famille. C’est trop touchant. Nous remercions chaleureusement notre hôte (et sa femme à distance qui a dû s’absenter pour raisons médicales), les mains qui s’agitent à bord du tuk-tuk qui s’éloigne, sont emprunts de mélancolie. A l’arrivée, les aurevoirs avec Somnang ne seront pas moins émouvants, en témoigne la grosse étreinte entre lui et Nico, qui n’est pourtant pas le plus tactile du clan. Le trajet jusqu’au départ du minibus est d’environ 40 minutes. Pendant ces 40 minutes, nous parlons de nos débuts au Cambodge, un peu difficiles, nous n’étions même pas sûrs de rester le mois complet dans ce pays. Et aujourd’hui, ce sont les yeux humides que nous repartons, des souvenirs inoubliables plein la tête et des étoiles dans les yeux. Le Cambodge nous a émerveillés et les cambodgiens nous ont émus. Nous avons un peu creusé la surface, et sous les décombres nous avons découvert une pépite.

Laisser un commentaire

Tendances