« Fun facts » sur le Vietnam
Small world : toutes les terrasses de bar, café, petits restaurants de rue ont des minis chaises et des minis tables. Un peu comme on aurait chez nous, des salons de jardin pour enfants. Tout le mobilier de restauration de rue est à taille de mini humain, c’est vraiment atypique ! Nous avons essayé, et c’est vrai que ce n’est pas inconfortable, il suffit de s’y habituer. On avait noté cette tendance également au Cambodge.
Home everywhere : beaucoup de femmes vietnamiennes se baladent dans la rue, dans les marchés, au parc de jeux pour enfants… en pyjama ! Au début nous pensions que c’était une mode vestimentaire propre à leur culture, des tenues un peu légères, qu’en tant qu’occidentaux nous considérions comme pyjama. Mais non, il s’agit bien de leur pyjama, et pour cause ce n’est pas mal vu au Vietnam de sortir de chez soi vêtu de la sorte, cela signifie que les femmes vietnamiennes se sentent chez elles partout.
Sorry but not sorry : j’ai été très étonnée la première fois que notre guide, dans le sud du Vietnam, au début de notre séjour dans ce pays, m’a littéralement roté en pleine face. A moitié dégoûtée, à moitié envie d’éclater en fou rire. Sur l’instant, je l’ai trouvé un peu impolie, elle ne s’est même pas excusée. Mais l’expérience n’étant pas isolée, nous avons pu observer plusieurs fois des femmes qui rotent bruyamment en pleine rue, sans que personne ne daigne même tourner la tête. Sauf nous qui rigolons bêtement à chaque fois ! Dans leur culture, ce n’est absolument pas inapproprié de roter en public (je ne sais pas pourquoi à chaque fois ce sont les femmes !), cela veut simplement dire qu’elle se sentent, bien, qu’elles sont à l’aise, bien mangé…
I’m singing in the rain : les vietnamiens adorent le karaoké ! C’est encore plus vrai dans le sud du pays. Certains quartiers ne sont dédiés qu’à cette activité, notamment à Can Tho. Quelle que soit la ville, nous avons souvent eu droit à un concert (presque) privé, le soir, que nous pouvions apprécier depuis notre lit, dans notre hôtel.
No english : en comparaison avec la Thaïlande et le Cambodge, très peu de vietnamiens parlent anglais. A part quelques professionnels du tourisme (guides), même dans les guesthouses, la plupart n’ont pas l’anglais basique. Ceux qui le parlent un peu, ne sont pas toujours faciles à comprendre. Dès que nous nous éloignons un peu du circuit touristique habituel, rien n’est traduit (panneaux, menus…). Au Vietnam, nous avons beaucoup communiqué en utilisant les applications Google Lens qui scanne un texte et le traduit instantanément sur le téléphone dans la langue choisie, ainsi que Google traduction en traduction vocale. On ne se lançait pas souvent dans de grandes discussions philosophiques du coup ! Le français est encore moins parlé qu’au Cambodge.
Say cheeeeeeese : les vietnamiens (hommes et femmes, mais surtout les femmes) adorent se faire prendre en photo sur les sites touristiques et d’exception en tenue traditionnelle ou pour un évènement. Sur le marché flottant, nous avons croisé des jeunes mariés en barque qui faisaient leurs photos de mariage (nous serons sur l’une d’entre elles !). A Mua Cave, les femmes montaient les 500 marches avec des talons et leurs robes certes très belles, mais encombrantes et dans un tissu dans lequel je n’aimerai pas faire un effort prolongé, pour faire des photos au sommet. C’était aussi le cas, à Hué, beaucoup de jeunes femmes faisaient des photos en tenues traditionnelles à la cité impériale et au village des encens… Des exemples comme ceux-là, nous en avons des dizaines.
Coffee shop : le Vietnam est LE pays du coffee shop. Il y en a à tous les coins de rue, dans toutes les villes, au sud comme au nord. S’il est plutôt difficile de trouver des bars, des coffee shop il y en a vraiment partout. Ils sont très friands de boissons fraîches : café frappé, chocolat au lait glacé, bubble tea, ice-tea, jus de fruits, smoothies… Dans ces échoppes, il y a un choix de boissons différentes très varié et plutôt atypique. Quasiment tous les chauffeurs de taxi, ont leur gobelet en plastique dans la portière, il en est de même pour les locaux qui se déplacent à pied. Ils ont tous un gobelet à la main. Beaucoup de véhicules (scooters, vélos), ont même le support à boissons intégré au cadre. Une des spécialités du Vietnam est d’ailleurs l’egg coffee. Un café à l’œuf. Même pour l’expérience, personne dans la famille ne s’est dévoué pour goûter.
Love my country : les vietnamiens sont très patriotes. Dans les résidences, beaucoup de balcons arborent le drapeau du pays. Et il y a des statues de Hô Chi Minh dans toutes les villes.
Smoking kills : c’est le seul pays des trois, où nous avons croisé beaucoup de fumeurs. Mais uniquement des hommes ! En même temps le paquet de cigarettes est à 37 000 dongs, soit environ 1,34€.
Spaghettis : les vietnamiens raffolent des spaghettis à la bolognaise. Il y en a quasiment sur toutes les cartes au restaurant, même au fastfood où on peut choisir un menu avec hamburger et frites comme en Europe, sinon plus typique : une assiette de riz avec poulet frit, ou encore plus original : une assiette de spaghettis à la bolognaise. C’est le cas quasiment partout. Nous n’avons pas trouvé l’origine de cette tendance, alors si quelqu’un connaît l’explication on est preneurs !
Manger au Vietnam
Au Vietnam, nous avons eu beaucoup plus de facilités pour les repas. Leur gastronomie est variée : rouleaux de printemps, pancakes salé, soupe de nouilles, riz frit, nouilles frites, salades composées mais également beaucoup de plats délicieusement cuisinés à base de légumes. Le Vietnam produit beaucoup, il n’importe quasiment aucun fruits et légumes (en revanche il exporte aux pays voisins). Donc les assiettes sont copieuses et très petit budget. Dans un restaurant local, nous en avions pour environ 12 à 15€ pour 5 plats principaux.
Au niveau des courses, les fruits, les légumes, les noix de cajou, pistaches et les fruits séchés (coco, mangue…) coûtent trois fois rien au marché. Pour le reste, nous trouvons quasiment tout ce dont nous avons besoin au Winmart. Les petits Winmart de centre-ville ne sont pas plus chers, mais n’ont pas beaucoup de choix et proposent surtout des produits locaux. Pour élargir le panel de choix, il faut se rendre dans les Winmart des centres commerciaux (l’équivalent de nos supermarchés). Lors de nos passages dans les grandes villes, nous faisions le plein de denrées non périssables type petits-déjeuners, goûter, pâtes, riz, huile, conserves…
Se déplacer au Vietnam
Il n’y a quasiment pas de transports en commun, même dans les grandes villes. A Hanoï, nous avons utilisé une navette gratuite qui nous emmenait dans le centre-ville, mais c’est la seule ville où cela a été possible. Les déplacements courts, pour nous rendre d’un lieu à l’autre dans la journée, se sont tous faits en taxi. Pour les transferts d’une ville à l’autre, nous avons utilisé les minibus ou le train. Le prix des taxis est de loin le moins cher des trois pays. Au Vietnam, il n’est pas possible (ou très compliqué) de louer une voiture. Ce n’est pas officiellement interdit par la loi, mais les loueurs s’accordent d’un commun accord, pour exiger un permis vietnamien. Pour cette raison, il nous a été difficile de nous écarter de l’itinéraire classique, les taxis se faisant rares dans les zones rurales et reculées. Une autre solution, était de prendre un chauffeur privé plusieurs jours. Mais nous ne l’avons pas envisagé cette fois-ci. Pour les voyageurs seuls, ou entre adultes, la location de scooter est facile et très répandue. C’est un bon compromis pour être plus libre de ses mouvements.
Communiquer au Vietnam
Comme je l’ai déjà mentionné, très peu de vietnamiens maîtrisent l’anglais (le français encore moins). Quasiment aucun chauffeur de taxi, aucun restaurateur, même les propriétaires de maisons d’hôtes se font difficilement comprendre. Pour cette raison, nous avons eu du mal à créer des liens, nos discussions laborieuses se sont souvent limitées au strict nécessaire. Nous avons souvent communiqué par écran interposé grâce à Google Traduction, plutôt à l’oral qu’à l’écrit, cela donnait davantage l’illusion d’avoir une conversation. Nous avons essayé de retenir quelques mots en vietnamien, mais contrairement au khmer ou au thaï, la prononciation est beaucoup plus difficile. Un même mot, peut avoir plusieurs significations différentes en fonction de l’intonation qu’on prononce. Pour l’anecdote « pho » est une soupe, mais selon l’intonation qu’on donne au mot, on peut, sans le vouloir, demander au serveur une prostituée !
Ce que nous n’avons pas apprécié au Vietnam
Le trafic sur la route
La seule vraie contrainte est la circulation. Je ne sais pas si notre seuil de tolérance a baissé au fur et à mesure des semaines passées en Asie, ou si le Vietnam est pire que le Cambodge, qui lui-même était pire que la Thaïlande… Mais la densité de véhicules, et surtout de scooters, au mètre carré en ville est impressionnante. Ils se déplacent par vagues et par centaines. Le piéton est au bout de la chaîne alimentaire, il n’est pas prioritaire, même sur les passages piétons, même lorsque le feu est rouge, même sur les trottoirs. J’en ai déjà beaucoup parlé donc je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur le sujet, mais pour moi on n’est plus sur une question de différence culturelle mais sur une forme d’intolérance et d’irrespect vis-à-vis des usagers non véhiculés. Au Vietnam, nous l’avons ressenti plus qu’ailleurs. Je pense que le comportement des automobilistes n’était pas différent en Thaïlande, mais l’abondance et le flux continu de véhicules au Vietnam rend le phénomène encore plus marqué.
Logements non conformes
Au Vietnam, nous avons eu souvent des « mauvaises surprises » au niveau des logements. Nous avons souvent eu des écarts entre ce qui est vendu sur l’annonce et la réalité. Ça ne nous était pas arrivé au Cambodge et en Thaïlande. Peut-être la malchance, peut-être que la pratique est courante, on ne généralise pas tout de suite, il n’en reste pas moins que sur les 7 logements que nous avons eu au Vietnam, 6 n’étaient pas conformes à la description. Parfois ce n’était qu’un détail (pas de télé, piscine de la résidence payante…) mais parfois c’était un élément qui aurait pu nous faire renoncer au logement ou au moins négocier le prix (pas de piscine alors que censée être présente, piscine fermée, pas de frigo…).
Transports pas toujours fiables
Pour les horaires des transports, il vaut mieux prévoir large (avant ET après l’horaire prévu). Il nous est arrivé que le trajet annoncé soit plus long de plusieurs heures par rapport à ce qui avait été annoncé. Il nous est également arrivé que le départ soit largement retardé. Une fois, le chauffeur est arrivé plus d’une heure avant l’heure de départ officielle du minibus. Certaines compagnies de minibus offrent des prestations qui ne sont finalement pas honorées (arrêts points de vue, wifi à bord, multiples changements de véhicules pendant le trajet…). A côté de ces inconvénients, les transports au Vietnam sont beaucoup plus confortables que ceux de Thaïlande et du Cambodge. Il faut juste être prévoyants et s’armer de patience !
Ce que nous avons aimé
Cuisine locale
Au Vietnam, la nourriture est très saine. Les fruits et légumes sont produits sur place, donc ils sont vendus très frais. Il est possible de manger très varié, végétarien ou avec viande, frit, frais ou bouilli, nature ou épicé… La nourriture est peu chère sur les marchés, et dans la plupart des restaurants locaux. L’hygiène est bien mieux maîtrisée qu’au Cambodge, à condition de consommer de manière raisonnée (pas de viande exposée à la chaleur, pas de légumes crus et mal lavés, pas de produits laitiers mal conservés, pas d’eau du robinet etc…). Les collations sont saines aussi : noix de cajou, pistaches, fruits frais, fruits secs… Il y a très peu de gâteaux industriels, et le peu qu’on peut trouver, ont vraiment une texture atypique, qui ne nous donne pas envie d’en remanger tous les jours ! Comme des brioches fourrées à l’œuf, à la fraise chimique ou au durian…
Culture riche et multiethnique
Au Vietnam, il y a beaucoup de tribus (54), avec chacune sa propre culture, ses propres traditions, ses propres vêtements traditionnels, ses propres maisons… Je trouve passionnant de voir que les pratiques d’autrefois sont conservées, que les machines n’ont pas remplacé les hommes, que l’art a une place très importante dans la vie des vietnamiens (danse, musique, spectacles, opéra, peintures…), que les légendes de fantômes et de dragon sont encore d’actualité, que la famille a une grande valeur, les aînés sont respectés et les ancêtres sont vénérés… J’ai adoré leur hospitalité, leur générosité et leur optimisme sans faille même quand la vie n’est pas tendre avec eux.
La générosité et la bonne humeur des locaux
Ici les gens sourient, disent bonjour, font des compliments, répondent de manière agréable, ils se concentrent sur le positif et dégagent une aura d’optimisme… On nous a offert (surtout aux enfants), je ne compte plus combien de fruits, de gâteaux, de boissons, de friandises… Ils apprécient donner et faire plaisir, même à de parfaits inconnus et n’attendent rien en retour. Nous avons beaucoup appris de leur rapport aux autres et de leur manière de vivre. #gratitude
Les paysages à couper le souffle
On a vu des paysages magnifiques tout au long de notre voyage. Mais les rizières en terrasse sont vraiment à part. Elles ont un côté mystique, surtout lorsqu’elles sont ensevelies dans le brouillard. Ce vert éclatant à perte de vue nous fait prendre conscience de leur immensité et de notre petitesse. On aurait pu rester des heures assis à les observer (si nous n’avions pas trois crapahuteurs avides d’aventures à occuper).






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