De la France en Thaïlande par voie aérienne

Le passage à la douane est très facile. Mais il y avait une file attente d’attente digne de Disneyland. Sauf pour les familles avec des bébés, personnes handicapées et les personnes qui ont la nationalité thaïlandaise. On a pu passer dans la file prioritaire et ce n’était pas pour nous déplaire après avoir passé une nuit dans l’avion. Nous avons choisi le VISA 30 jours, qui est gratuit et sans conditions pour les français. Donc pas de demande à faire en amont. La police des frontières vérifie l’identité avec la photo et les empreintes digitales, puis délivre le tampon. Pas de questions, pas de perte de temps. C’était très rapide, on a apprécié ! Au départ, le personnel de l’aéroport nous a dit qu’on pouvait étendre le VISA jusqu’à 3 mois (environ 35€/personne) si nous changions d’avis en nous rendant à l’ambassade de France à Bangkok, une semaine avant son expiration. Mais nous n’avons pas plus d’informations à ce sujet car ce n’était pas dans nos intentions.

De la Thaïlande au Cambodge par voie terrestre, avec un groupe

Pour passer de la Thaïlande au Cambodge, nous avons fait le choix de prendre un car, qui relie Bangkok à Siem Reap (environ 8h de trajet). Donc ce passage de frontière s’est effectué par voie terrestre à Poipet. Deux options s’offraient à nous : demander un e-visa en amont (de 1 mois avant, jusqu’à 1 semaine), ou alors de faire le visa directement sur place au poste frontière. Vu que nous sommes 5, que forcément nous mettons plus de temps à faire les formalités qu’un voyageur seul, nous avons opté pour prendre un e-visa. De plus, nous craignions, car nous l’avions lu dans plusieurs témoignages, que certains agents des douanes demandent un tarif plus cher (corruption). Donc pour limiter le stress et les déconvenues, nous avons opté pour notre premier vrai passage de frontières, pour le e-visa. Il coûte environ 35€ par personne, pour 30 jours dans le pays. On devait juste l’imprimer mais nous avons trouvé très facilement. Mais en passant par la compagnie de bus, ceux qui n’avaient pas de e-visa et qui devaient le prendre sur place, tout s’est très bien passé pour eux également, sans payer de supplément. Nous avons même mis plus de temps que la plupart d’entre eux, qui voyageaient seuls ou en couple. En arrivant à la frontière, il faut descendre du car (on laisse les bagages à l’intérieur), et marcher jusqu’à la douane thaïlandaise, qui vérifie que nous avons bien respecté la durée de notre visa. Un petit tampon sur le passeport et on peut passer à l’étape suivante. On continue notre déplacement à pied, à travers un parcours fermé jusqu’au comptoir des douanes cambodgiennes. Là encore, tout est facile et organisé, nous n’attendons pas longtemps. L’agent vérifie notre identité avec le logiciel de reconnaissance faciale ainsi que la prise d’empreintes. Il contrôle le visa, scanne tout dans son logiciel, et tamponne les 5 passeports avec la date d’entrée sur le territoire. Nous pouvons ensuite regagner notre car déjà stationné au Cambodge, et continuer la route vers Siem Reap.

Du Cambodge au Vietnam par voie terrestre, avec un groupe mais en individuel quand même

Nous avions réservé un trajet de Kampot (Cambodge) à Can Tho (Vietnam) avec une compagnie de transport. Le trajet est sensé durer 6h. Notre précédente expérience s’étant tellement bien passée, que nous avons opté pour la facilité, quitte à payer un peu plus cher. Et le confort de ne pas se trimballer nos imposants bagages pèse dans la décision. Mais nous n’étions pas prêts à l’expédition que nous avons vécue. D’abord, la plupart des véhicules ne passent pas la frontière du Cambodge vers le Vietnam, ni les chauffeurs. Donc en arrivant au poste frontière, nous avons la désagréable surprise de devoir récupérer tous nos bagages, sortir du bus, pour en reprendre un autre de l’autre côté de la frontière. C’est donc avec les 3 enfants, et nos dizaines de kilos de bagages, que nous arrivons à la frontière cambodgienne pour tamponner notre sortie. La queue est interminablement longue, on ne peut pas s’asseoir et ce n’est pas climatisé. Les enfants se sont levés tôt et ils ont du mal à se contenir. Un fois devant le guichet, ils prennent leur temps pour regarder les papiers, nous faisons la photo, les empreintes, et quand ils ont fini les 5 passeports, il faut déguerpir dans la seconde.

Ensuite, il faut marcher sur une route cabossée en plein soleil, jusqu’à la douane Vietnamienne. Les roulettes de notre valise ont vécu leur dernier transfert. En arrivant, c’est littéralement le ko dans le bâtiment. Une foule mouvante s’agit devant deux guichets. Je comprends que c’est la douane. Bêtes et disciplinés, nous nous mettons en bout de file et attendons notre tour. Au bout de quelques minutes, une femme me fait signe d’avancer, elle m’attrape le bras et me tire en force au niveau du guichet. Elle m’explique en anglais qu’ici on s’impose ou on ne passe pas. Elle a vu qu’on avait les enfants et elle n’a pas voulu nous laisser attendre des heures, alors que tout le monde passait devant. Elle attrape les 5 passeports que j’avais dans la main et elle les met sous le nez de l’agent des douanes en lui faisant signe de les prendre au prochain tour. Entre temps, un homme débarque en poussant tout le monde avec une pile de 30 passeports, et il paye l’agent pour passer en priorité. Mon sang ne fait qu’un tour, jusque là calme et résiliente face à ce spectacle digne d’un zoo, je m’impose au douanier en lui mettant mes passeports physiquement dans les mains. Je n’ai pas de cash à lui donner comme l’homme à mes côtés mais mes yeux en disent long. Impossible qu’il tamponne 30 passeports à la lenteur d’un paresseux en pleine digestion, avant les nôtres. Il me toise une seconde, et il prend mes passeports, enfin ! Après presque 30 minutes devant les guichets. Il tamponne donc les 5 passeports, sans lever le regard, sans même apercevoir Nico ou les 3 enfants, bien en retrait de la marée humaine qui s’agite autour des guichets. La deuxième étape, un autre guichet, vide. Il nous demande notre destination, nous demande 1§ par personne (sûrement pour l’encre du tampon, mais nous sommes trop éprouvés et dégoulinants de sueur pour négocier 5$ et acceptons l’extorsion), il jette un œil rapide à chacun de nous et nous dit de dégager rapidement, sans même y mettre les formes. Nous trouvons ce passage de frontière très trivial et mal organisé. C’est celui qui pousse le plus qui obtient son tampon en premier. Et celui qui paye qui peut franchir la ligne d’arrivée. Dernière étape, nous déposons tous nos bagages sur un tapis roulant comme à l’aéroport et nous passons à travers un portique de sécurité, placé au milieu de la pièce, avec des gens qui circulent de part et d’autre de ce-dernier. En d’autres termes, il est facile de le contourner, un de nos enfants est passé à côté sans que personne ne le remarque. On a vraiment le sentiment qu’il est possible de se faufiler sans vérification des visages, sans scanner les bagages… Il n’y a pas beaucoup de personnel, la plupart est dans sa cabine vitrée. Et le couloir est large et ouvert, et tout le monde va et vient dans tous les sens. Nos bagages récupérés et délestés de 5 malheureux dollars, nous mettons enfin les pieds sur le sol vietnamien. Une ultime et très rapide vérification à l’extérieur nous rassure un peu sur leur procédure, mais cela reste tout de même léger.

A l’étude : un VISA Asie du Sud-est ?

Un projet de VISA commun à plusieurs pays commence à faire son chemin pour les 5 pays d’Asie du sud-est suivants : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Laos et Malaisie. Si cela aboutit, les démarches et le passage de frontières s’en trouverait grandement facilités ! On va suivre l’actualité…

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