Nous étions un peu trop chargés, les déplacements ont été éprouvants. Au fur et à mesure des semaines de voyage, nous avons mieux analysé ce que nous avions en trop et ce qui nous a manqué. C’était notre premier voyage de plusieurs mois, à cinq et en itinérance, donc nous avions beaucoup de « au cas où ». La prochaine fois, on connaîtra mieux nos besoins, nos bagages seront mieux optimisés et certainement bien plus légers !

Parmi nos indispensables, ce que nous avons utilisé tous les jours ou presque :

  • Casquettes / lunettes de soleil / crème solaire : indispensables pour tous les déplacements en extérieurs pendant la saison sèche. Même caché derrière les nuages, le soleil brûle la peau de 9h à 17h, et à une vitesse incroyable.
    Gourdes et gourdes filtrantes : nous les avons utilisées absolument tous les jours ! La chaleur est telle que nous avons descendu des litres et des litres d’eau… Il n’y en avait jamais assez !
  • Fil pour étendre le linge : ce n’est pas toujours évident de trouver des laveries, donc nous avons beaucoup lavé à la main. A cinq, il vaut mieux avoir un fil pour étendre, car les deux dossiers de chaises de la chambre d’hôtel sont vite remplis.
    Liseuse : la lecture c’est génial en voyage mais les livres pèsent lourd dans le sac. Surtout si on en lit un tous les trois jours. Sur trois mois ça commence à faire un sacré stock à transporter. La liseuse est parfaite pour palier à cet inconvénient : petite, légère, et des livres à volonté…
    Couteau suisse : on l’a utilisé tous les jours et même plusieurs fois par jour pour couper des fruits, des crudités, partager en trois le dernier morceau de mangue séchée… En plus en Asie, ils utilisent rarement des couteaux à tel point que les appartements n’en étaient quasiment pas équipés.
    Couverts nomades : entre les appartements qui n’avaient que deux couverts, ceux qui n’avaient que des baguettes, et les fois où nous avons mangé dans la rue des plats achetés au marché, nous avons utilisé nos couverts nomades très souvent.
    Sacoche ventrale : la base pour avoir tout le nécessaire à portée de main, sans devoir ouvrir le sac à dos à chaque fois.
  • VPN : pour les recherches de logements et de transports, afin que le prix n’augmente pas en retournant sur le site une deuxième fois, pour regarder des programmes TV ou Netflix français, pour se connecter sur des wifi publics sans risques…
  • Cable HDMI : les soirées films en famille sont beaucoup plus conviviales et agréables sur un grand écran de télévision, plutôt que sur un petit ordinateur. Il ne prend pas de place et fait toute la différence.
  • Ordinateur portable : nous avons longtemps hésité à le prendre car même s’il est petit, il prend une place considérable dans un sac à dos. Et il y avait le risque de casse, vol… Mais nous nous en sommes servis régulièrement : pour nos recherches liées au voyage (logements, transports, activités touristiques…), notre administratif à distance (impôts, inscriptions à l’école, mutuelle, assurances…), les médias sociaux (blog, réseaux sociaux, vidéos pour les écoles…), pour sauvegarder nos photos et enfin pour pouvoir regarder un film ou une émission en famille de temps en temps.
  • Téléphone avec carte SIM locale : juste indispensable. Nos forfaits français ne nous permettaient pas de nous servir de nos téléphones en Asie (ou à des tarifs exorbitants). Donc initialement nous ne pouvions utiliser internet que dans les lieux avec wifi, en les laissant 100% du temps en mode avion. Nous avons donc acheté une carte SIM locale (1 mois) dans chacun des trois pays. C’est très abordable et cela permet d’avoir le GPS, faire des recherches internet en extérieur, commander des taxis, communiquer avec nos hôtes… Le téléphone doit être débloqué pour fonctionner avec la carte SIM locale.

Ce qui nous a manqué et que nous avons acheté sur place :

  • Tee-shirts de ville anti-UV manches longues : pour éviter de consommer des litres de crème solaire, nous avons finalement opté pour nous couvrir la peau avec des tee-shirts de ville anti-UV à manches longues. Nous les avons achetés à Décathlon au Vietnam. Ils ont une matière respirante et le tissu est très léger, on le supporte très bien même quand il fait très chaud. On économise ainsi la crème solaire, en la réservant à des zones du corps moins étendues (visage, mains…), et c’est toujours plus sain que de se tartiner de produits chimiques toute la journée.
  • Planche à découper : nous prenions un certain nombre de repas dans nos logements, qui n’étaient pas forcément équipés d’une cuisine. Notre alimentation en Asie étant constituée à 80% de fruits et de crudités, la planche à découper s’est avérée très rapidement indispensable. Nous en avons trouvé une très fine et légère en Thaïlande, que nous avons utilisé tout le voyage.
  • Enceinte portable : celle-ci relève plus du confort que d’une réelle nécessité. Mais comme nous comptions en acheter une à notre retour, nous avons profité des tarifs plus intéressants en Asie. Et écouter de la musique de temps en temps avec un son de bonne qualité fait du bien, tout comme regarder un film en entendant tous les dialogues !
  • Quelques jouets : nous n’avions pas emporté de jouets pour les enfants car ils sont capables de s’occuper avec tout et n’importe quoi dans leur environnement. Mais au fil des semaines, ils ont ressenti le manque et nous avons craqué sur une boîte de Lego chacun, quelques figurines, petites voitures… Ils ont joué avec seulement un petit sachet de jouets, toujours les mêmes, pendant 3 mois, sans se lasser. Inutile d’avoir une chambre pleine à craquer, un grand tri s’impose à notre retour !

Ce qu’on aurait voulu avoir pour plus de praticité et de confort, mais dont nous nous sommes passés cette fois-ci :

  • Verres pliables : peu de logements et de restaurants sont équipés de verres. La plupart du temps, les gens prennent des boissons (sodas, café glacé, bubble tea…) et boivent directement à la bouteille, à la canette ou dans un gobelet en plastique avec une paille. Nous avions nos gourdes, mais elles étaient très lourdes à transporter, et avec des tout petits ce n’est pas toujours le plus pratique. La prochaine fois, nous emporterons certainement un verre pliable par personne.
  • Econome : comme nous le disions juste avant, nous mangions beaucoup de fruits et de crudités. Nous passions donc notre temps à les éplucher et les couper avec notre couteau suisse, qui est certes très bien, mais l’économe est bien plus rapide et efficace pour éplucher. Il en existe des nomades qui se plient et tiennent très peu de place.
  • Bassine pliable : quasiment tous nos logements n’avaient pas de lavabo équipé d’un bouchon. Et comme nous lavions souvent nos vêtements à la main, et qui, vu leur état, nécessitaient un bon trempage, une petite bassine nous aurait été utile à de multiples occasions. De même pour laver efficacement les fruits et légumes à l’eau claire.
  • Pain de glace : si nous avons eu tant eu de mal à rester hydratés, c’est en partie car nous avions sur nous uniquement de l’eau chaude. Elle était fraîche la première heure, puis les températures devenant rapidement extrêmes, elle virait chaude presque imbuvable le reste de la journée. La plupart des frigos de nos chambres d’hôtels avaient également un petit compartiment congélation, et avoir un petit pain de glace, nous aurait permis de conserver la fraîcheur quelques heures supplémentaires. Et donc de boire plus volontiers !

Ce qu’on avait et qu’on n’a pas ou peu utilisé :

  • Vestes sans manches : nous avons quitté la France en hiver et nous ne voulions pas être limités par le climat si nous souhaitions changer d’itinéraire. Nous avons donc décidé d’emporter quelques vêtements chauds. Nous avons souvent utilisé les pantalons et tee-shirts manches longues (dans les trains, dans les temples). Les polaires ont été utilisées dans les trains de nuit surclimatisés. Soit 4 fois en trois mois, mais tout de même nécessaires. Par contre les vestes sans manches étaient clairement en trop.
  • Lampes de poche : comme nous n’avons jamais logé en auberge de jeunesse, ni fait de camping, nous aurions pu nous passer des lampes frontales. La seule et unique fois où nous les avons utilisées, c’est lors d’une coupure de courant au moment de quitter notre logement de nuit et sous une pluie battante. Mais sur un évènement aussi exceptionnel, les lampes torches de nos téléphones auraient très bien fait l’affaire.
  • Trop de vêtements : au niveau des vêtements, nous n’étions pas très optimaux. Nous avions trop de tee-shirts et de shorts (environ 7) mais pas assez de sous-vêtements. Nous pouvions aisément mettre nos vêtements deux ou trois jours, mais en changeant de sous-vêtements tous les jours on se retrouvait vite à court. Pour la prochaine fois, nous partirons sur 3 shorts, 5 tee-shirts et 10 sous-vêtements. Ni plus, ni moins.
  • Adaptateurs de prise : nous n’avons eu à utiliser notre adaptateur de prise qu’une seule fois ! Les prises deux points fonctionnement sur nos appareils.
  • Trop de médicaments : nous avions beaucoup, beaucoup trop de médicaments ! Quand nous étions malades, nous n’en prenions pas forcément (à part du paracétamol pour la fièvre), mais peu d’automédication symptomatique. Et lorsque les symptômes étaient plus intenses ou sur une durée plus importante, nous sommes allés consulter. Et les médecins ont prescrit des médicaments sur place. Nous avons fait don de notre trousse à pharmacie avant notre départ, les médicaments étant très chers en Asie par rapport au niveau de vie, c’est toujours apprécié (dispensaires, associations, familles dans le besoin…).
  • Pastilles Micropur : avec nos gourdes filtrantes, nous n’avons pas eu à utiliser nos pastilles de purification de l’eau. Elles auraient été davantage utiles, si nous avions eu des randos itinérantes. Tant pis, il va falloir prévoir quelques treks pour écouler le stock, je vais généreusement me dévouer !
  • Matelas et duvets : nos matelas de treks et nos duvets fins nous ont été très utiles dans de nombreux logements. Nous en avions pris trois (un pour chaque enfant) mais deux auraient suffi. La plupart du temps, les lits étaient assez larges pour accueillir un Minimoy entre nous.
  • Antimoustiques : nous sommes partis à la saison sèche et n’avons croisé quasiment aucun moustique de tout notre séjour. Par précaution, on ne conseille pas de partir sans au minimum un flacon d’antimoustique, car certaines régions sont plus infestées que d’autres, même lorsqu’il ne fait pas humide. Mais dans notre cas, il est resté intacte, à l’exception près du jour où il s’est déversé dans le sac à dos !
  • Moustiquaire : nous avions beaucoup hésité à emporter une moustiquaire. Elle a été totalement inutile. Non seulement nous n’avons pas croisé de moustique, mais les endroits à risque étaient déjà équipés d’une moustiquaire. Quand bien même, nous aurions voulu l’utiliser, nous aurions été bien en peine pour la fixer au lit.
  • Produits d’hygiène en plus : s’il y a bien une erreur que nous ne reproduirons pas c’est celle-ci. On trouve absolument tous les produits nécessaires sur place et qui plus est, bien moins cher. Et les chambres d’hôtes et hôtels proposent très souvent des produits de toilette. Nous avions pris quelques produits en plus (savonnette, crème solaire, dentifrice, crème hydratante…) qui n’ont pas servi à grand-chose à part alourdir les sacs. Heureusement, plus le trajet avançait, plus le stock diminuait. La crème hydratante peut rester en France, avec un air à 80% d’humidité, notre peau n’a jamais été aussi hydratée. Le seul que je persisterais éventuellement à emporter est le dentifrice adapté aux enfants avec du fluor, car ce n’est pas forcément généralisé partout, et sur une longue période c’est quand même important (c’est ma dentiste qui l’a dit !).

Ce qui pèse le plus lourd dans le sac (ou qui prend beaucoup de place), mais dont nous n’aurions pas pu ni voulu nous séparer :

  • Livres des enfants : si j’ai pu assouvir ma soif de lecture avec ma liseuse, les enfants eux, ont besoin de vrais livres. Ils aiment lire tous les trois, nous sommes fiers de leur avoir transmis cet attrait pour la lecture. Nous avions la crainte qu’une coupure de plusieurs mois réduisent à néant leur plaisir de lire. Donc nous avons emporté des livres. Nous avons choisi les plus légers, les plus souples, les plus transportables, mais pour qu’il y en ait assez pour tourner un peu et pour les trois tranches d’âges (lecteur, presque lecteur, bébé). On peut dire que les histoires des livres qu’on a emmenés (une quinzaine), ils les connaissent par cœur !
  • Boîte à histoires : la boîte à histoire à été notre meilleure alliée pendant les longs trajets, les soirées… Ils l’ont utilisée quasiment tous les jours. Nous avions mis des histoires adaptées à tous les âges (2 ans, 5 ans et 7 ans), et selon leurs goûts respectifs. Bien pratique, lorsque les parents en ont marre de lire les mêmes livres la dixième fois de suite.
  • Affaires scolaires : les manuels d’exercices sont vraiment très lourds. Mais pour une absence à l’école de plusieurs mois, il n’était pas envisageable de juste survoler le programme. Donc nous avions emporté les cahiers de grande section (français, maths, écriture, alphas) et ceux du CP (lecture, grammaire, écriture, numération, problèmes, géométrie). J’avais volontairement choisi des cahiers souples et le plus légers possible mais au total c’est tout de même un poids non négligeable.
  • Jeux de société : nous avions quelques jeux de société format voyage (sept familles, uno, dobble, jeux de cartes, mémory…). Nous trouvions que c’était important de garder ces moments à partager. Mais avec notre mini de deux ans, les occasions de jouer n’ont pas été si nombreuses et nous le regrettons. Il n’empêche, que lors d’un prochain voyage, nous en reprendrons quand même, car en France nous jouons beaucoup à des jeux de société en famille et nous souhaitons garder cette habitude.
  • Ordinateur : nous avons déjà développé pourquoi l’ordinateur a fait partie de nos indispensables. Mais il n’en reste pas moins que c’est une logistique à part entière. Il pèse un certain poids et il faut sans cesse bien réfléchir où et comment le transporter pour ne pas le casser, se le faire voler etc…
  • Trousse premiers secours : la trousse à petits bobos, nous a servi quelques fois. Nous ne repartirons pas sans, même si nous en prendrons moins pour un gain de place.
  • Trousse pharmacie : elle était certes trop fournie, mais elle reste très utile et surtout rassurante sur le plan psychologique. Elle n’est pas spécialement lourde, mais prenais beaucoup de place. Nous avions enlevé tous les médicaments de leurs boîtes pour gagner en espace, et pris des format sachets ou cachets (pas de sirops).
  • Sac de langes et couches : à quelques semaines près nous n’en aurions pas eu besoin ! Ils prennent énormément de place dans les bagages.
  • Porte-bébé et poussette : ils nous ont bien dépannés mais quel encombrement ! La poussette c’était sûrement son dernier voyage. Le porte-bébé, nous allons le garder encore quelques années car il nous offre plus de possibilités de balades. Il est adapté à un poids pouvant aller jusqu’à 25 kg donc on peut potentiellement encore les porter tous les trois en cas de gros coup de fatigue.
  • Sac de nourriture : nous avions toujours un sac de nourriture lorsque nous passions d’un logement à l’autre. Soit des aliments pour les goûters et petits-déjeuners, des fruits, soit des denrées pour le trajet. Mais c’était toujours un sac de plus à porter !
  • Eau : dans la même catégorie que le précédent, nous avions toujours de l’eau sur nous. Nos sacs s’alourdissaient facilement de 5-6 kilos avec nos gourdes. Et en même temps, nous ne pouvions pas envisager de partir pour plusieurs heures de routes sans suffisamment d’eau potable pour nous cinq.

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