Vol Hanoï – Bangkok

On décolle du Vietnam, depuis l’aéroport d’Hanoï à 16h45. Les bagages en soute sont bouclés et pesés, nos bagages cabines sont bien réfléchis, agencés au centimètre carré près et minutieusement mesurés.

Il est à peine 11h, mais il faut quitter notre appartement. 45 minutes plus tard, nous voilà à l’aéroport, et il est quasiment désert, donc nos bagages sont très vite déposés sur le tapis roulant. On a quatre heures pour apprécier les lieux ! Mais avant, la tribu réclame son déjeuner. Ça tombe bien, il nous reste quelques dongs à dépenser. Après cinq sandwichs en or, sauce diamant à peine mangeables, nous passons les épreuves de la douane et de la sécurité avec succès.

Nous entamons la visite de l’aéroport, et nous avons l’agréable surprise de tomber sur une structure de jeux pour enfants en forme… d’avion ! Les trois heures qu’il nous restent à attendre s’annoncent plus faciles que prévu. Et c’est le cas. On alterne entre les descentes de toboggan, les parties de cache-cache, les allers-retours aux toilettes, les balades dans le duty free et les temps calme avec un livre. Et le temps passe vite !

On embarque dans notre premier avion, pour un court vol de même pas 2h. C’est l’entraînement avant les choses sérieuses. Les enfants regardent un film, qui n’a même pas le temps d’être achevé, que nous atterrissons déjà. Bonjour Bangkok, nous sommes contents de te retrouver !

Vol Bangkok – Vienne

Nous attaquons la partie la plus pénible du trajet. Nous avons 6h30 d’attente à l’aéroport de Bangkok, de 18h à 23h30. Le créneau horaire critique avec les enfants. C’est l’heure où ils ont faim, l’heure où ils sont fatigués de leur journée, l’heure où ils sont habituellement couchés depuis longtemps…

Heureusement l’aéroport de Bangkok est l’illusion même d’un centre commercial et il y a de quoi s’occuper ! Il y a des dizaines de restaurants et fast-foods, des boutiques diverses et variées (produits cosmétiques, vêtements, alimentaires, librairies, multimédia, sport, duty free…), il y a également une structure de jeux pour les enfants… Le temps passe, mais les deux dernières heures sont un peu longues. Nous avons hâte d’être installés dans l’avion et d’honorer notre rendez-vous avec Morphée à 40 000 pieds d’altitude.

Nous sommes heureux de constater que beaucoup de familles avec de jeunes enfants seront à bord du même avion que nous. Même si les nôtres dorment bien en général et sont plutôt tranquilles dans l’avion, c’est toujours agréable d’avoir des voisins de sièges souriants compatissants et compréhensifs, qui voyagent avec la même logistique et les mêmes problématiques que nous. Nous nous installons, nous décollons mais le pays des rêves n’est pas pour tout de suite, car on nous sert un repas à minuit passé ! Notre mini puce, elle, a sombré avant même le décollage. Après le plateau repas, aucun de nous n’a envie de veiller plus longtemps, et tout le monde (ou presque) se laisse aller au sommeil et récupère de cette éreintante journée. Les enfants dorment comme des bienheureux bercés par les nuages. Notre poupette prend un peu ses aises en calant ses petits pieds sur son voisin de siège, un backpacker d’une vingtaine d’année, qui me fait gentiment signe de la laisser faire avant de s’endormir à son tour. La nuit est calme et reposante (même si les parents n’étaient pas très bien installés au profit des têtes et des jambes d’enfants qui dépassent de part et d’autre).

Le personnel navigant nous réveille à 3h30 heure locale (Europe) et nous sert un plateau. Nos corps fonctionnent encore sur le rythme asiatique (+5h), donc nous nous réveillons de bonne humeur et apprécions le petit déjeuner Viennois à base de pommes de terre et d’œuf. L’avion touche le sol vers 5h du matin. Ça y est, nous sommes en Europe !

Journée à Vienne

Nous avons une longue escale à Vienne. De 5h30 à 17h30. Nous ne connaissons pas la ville, donc nous décidons de passer la journée à déambuler dans les rues de la capitale Autrichienne. Il y a un train (16 minutes) qui fait le trajet direct de l’aéroport jusqu’au centre-ville.

Nous avons un choc en passant notre carte bleue dans la machine à tickets. Le trajet aller-retour jusqu’au centre de la ville pour deux personnes, coûte plus cher que les 19h de train qui traversent la moitié du pays pour 5 personnes au Vietnam ! On doit se réacclimater, et pas seulement en sortant nos polaires du sac.

La capitale de la musique tient ses promesses, l’architecture est belle, les monuments hérités des époques romaines et médiévales côtoient le style baroque plus récent, la ville se réveille doucement, les rues sont spacieuses, les vélos circulent librement et sans pression sur des dizaines de kilomètres de piste cyclable…

La journée est parfaite et la météo est de notre côté : ensoleillée avec ce petit air frais que nous avions oublié, qui nous plonge directement dans les effluves printaniers que nous aimons tant à cette période en Europe. On se sent bien, comme en terrain connu alors que nous n’avions jamais mis les pieds en Autriche, mais nous avons atterri dans une culture plus proche de celle qui nous a façonnée toute notre vie.

On marche sans but autre que de profiter de l’instant présent dans les petites rues, on laisse les enfants dépenser leur énergie dans les parcs de jeux, on visite les boutiques du centre-ville, nous mangeons des spécialités locales, nous longeons les rives du Danube… Nous aimons l’Impériale, il y fait bon vivre nous prévoyons de revenir découvrir ses richesses plus en profondeur, un jour, car aujourd’hui notre temps est compté.

La journée passe vite, et nous regagnons l’aéroport avec une marge de manœuvre suffisante pour ne pas avoir à courir ni à stresser de manquer notre troisième et dernier vol vers notre destination.

Vol Vienne – Marseille

Petit vol d’environ 2h, censé être le plus facile. Les enfants attendaient avec impatience le petit écran devant leur siège, mais il n’y en a pas sur ce vol. La déception de ne pas avoir leur film, mêlée à l’excitation du retour imminent, fait que c’est un vol un peu plus agité que les précédents. Il n’est pas long, donc nous arrivons à les occuper et les canaliser mais on ne peut pas dire que c’était un temps de récupération efficace pour les parents ! Nous pensions qu’ils seraient fatigués, puisqu’à peine 24h plus tôt, il aurait été quasiment minuit là où nous nous trouvions. Mais non, ils sont en pleine forme, comme si leur petit organisme n’avait pas réalisé qu’il manquait 5h à notre journée. On survole la mer, l’étang de Berre, on reconnaît depuis les nuages les champs, les bâtiments, les routes autour de la cité phocéenne. Nous atterrissons à l’aéroport de Marseille un peu avant 19h30. Cette fois, nous sommes vraiment en terre connue et sur la terre ferme. Nos pieds ont du mal à avancer et notre esprit, lui, a du mal à atterrir !

Arrivée en France

Après une attente d’une durée indécente de nos bagages (bienvenue à Marseille), nous rejoignons notre super voisine venue nous récupérer à l’aéroport. J’ai tellement de choses à lui raconter, je dois contrôler mon débit de paroles, et j’accepte qu’il me faudra plus qu’un trajet aéroport – maison pour lui conter nos aventures. Ça tombe bien, pendant les semaines qui arrivent, du temps nous allons en avoir ! Elle nous dépose chez notre famille pour récupérer sa voiture, qu’elle a déposée en récupérant la nôtre. Les retrouvailles sont rapides et partielles, puisque les deux tiers de l’effectif dorment à l’arrière dans leur siège auto ! Mais la sensation de retrouver et de serrer les gens qu’on aime dans nos bras n’a pas d’égale, même si c’est de courte durée. Après cette entrevue émouvante, nous regagnons notre domicile avec la ferme intention de revenir le lendemain avec la tribu au complet et les yeux ouverts. En arrivant, ma mère nous rejoint, elle est impatiente de nous revoir et nous aussi. C’est parti pour un autre round de retrouvailles remplies d’émotions. Nous avons adoré l’attention de nos proches de nous cuisiner de bons petits plats et de remplir notre frigo pour notre arrivée ! Après ce trajet long de plus de 32h, c’est un détail qui fait toute la différence. Après ce bon repas fait maison et bien méditerranéen, la fatigue nous gagne et nous sombrons dans un sommeil d’une traite et d’une profondeur inébranlable. Chez nous. Dans notre maison. Dans notre lit.

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