- Grenå
Grenå est un petit port de commerce et de pêche. Il permet des liaisons maritimes avec la Suède et le Danemark (Sjaelland et île de Anholt). Nous avons choisi cette destination pour nous arrêter, car c’est le point le plus à l’est du Jutland. Il fait face à la mer de Kattegat.

C’est clairement notre coup de cœur du Danemark. C’est une petite marina avec des maisons de pêcheurs colorées, typiques de la région. Nous avions un soleil exceptionnel, donc le reflet des maisons dans le port était de toute beauté ! Nous avons pris le temps de contempler la mer de Kattegat, qui semble s’étendre à l’infini. Sur le port même, se trouvait un super petit parc de jeux en bois. De toute façon, au Danemark, où n’y a-t-il pas d’infrastructures pour les enfants ?

Le port est équipé d’un bâtiment avec toutes les commodités pratiques (wc, douches, machines à laver, aires de vidanges pour les camping-cars, point d’eau potable pour recharger…). Il y avait une aire de camping-car en plein centre de la marina. Une fois la visite terminée, nous avons préféré trouver un autre emplacement pour passer la nuit, un endroit pas entouré d’eau, pour plus de sécurité.



Comme dans le nord, il n’a pas été facile de trouver un lieu qui nous corresponde. Nous avons dû rouler à quelques kilomètres du centre-ville, et nous sommes installés sur le parking d’une école « dans les bois ». L’école danoise en pleine nature par excellence. Le site était incroyable, les petits élèves danois n’ont clairement pas les mêmes conditions pour apprendre que nous (et je ne parle même pas du cadre d’exercice des enseignants !!). Le site est éloigné de la ville, dans un petit bosquet. Il y a le bâtiment principal avec des salles de classes (j’ai noté qu’il y avait maximum 15 chaises par classe à l’intérieur), il y a des petites cabanes en bois avec des lits superposés à l’intérieur, certainement pour accueillir des élèves internes. Puis les infrastructures en extérieur à savoir 80% de la superficie du site : terrains de sport, potagers, espace feu de camp, sentiers pédagogiques dans les bois, structures de jeux en bois et matériaux de récupération (cordes, pneus…), gros tube en métal qui descend une colline pour faire un tobogan… Il y avait aussi un espace d’apprentissage extérieur avec des chevalets en bois accrochés aux arbres. Ils doivent passer la plupart de leurs journées dehors. J’aurais adoré assister à l’une de leurs journées d’école, mais tout était désert et fermé à cette saison.
- Aarhus
Notre étape suivante est Aarhus. Parce que nous souhaitions visiter cette ville d’une part, et d’autre part, car un des membres de la tribu est souffrant, et la pharmacie ouverte 7j/7 la plus proche est à Aarhus, à 1h de route. Car oui, évidemment les ennuis tombent souvent le week-end. Et celui-ci ne fait pas exception. Nous avons été en contact avec notre médecin en France, qui nous a envoyé une ordonnance par mail pour un antibiotique. D’après Ameli.fr, les ordonnances françaises sont valables dans l’Union Européenne. En tout cas, nous croisons les doigts, car il n’est pas envisageable d’attendre jusqu’à lundi. Nous atteignons la pharmacie, et la responsable regarde l’ordonnance sous tous ses angles, passe des coups de téléphone… Hum ça ne sent pas très bon ! Et le verdict tombe, elle ne peut pas nous donner les antibiotiques (pourtant communs, à spectre large) car l’ordonnance a été imprimée et que la signature du médecin n’est donc pas originale. Coup dur. Si nous souhaitons avoir le traitement aujourd’hui il faut donc passer par la case urgences de l’hôpital ! Comme on ne change pas une équipe qui gagne, on continue sur notre lancée de l’Asie, à savoir, un pays, un hôpital. Et cette fois, c’est donc Nico qui s’y colle ! On reprend le fourgon, on roule quelques kilomètres vers l’hôpital d’Aarhus. Il donne nettement plus confiance que celui du Cambodge ! Sauf qu’au Danemark, les personnes non danoises qui veulent bénéficier d’une consultation aux urgences, doivent prendre rendez-vous par téléphone sur un numéro national. Nous l’avons appris une fois au guichet des urgences. Nous appelons ce fameux numéro qui nous annonce : 68 personnes avant vous. Nous pensons avoir mal compris, puisque la communication est en anglais mais non. Il y a bien 68 personnes en attente sur cette ligne. Au bout d’une interminable attente, nous obtenons le fameux laisser-passer pour les urgences, et le rendez-vous qui est 2h plus tard. On profite de cette attente pour faire manger les enfants dans un parc de jeux. Deux heures plus tard, nous laissons Nico pour son rendez-vous. Il y a un peu d’attente, mais sa consultation aura duré 3 minutes et il en ressort avec la même prescription que notre médecin, envoyée directement à la pharmacie. Retour en ville, toujours vers la même pharmacie, et cette fois nous obtenons les précieux médicaments qui vont, nous l’espérons, nous permettre de continuer nos aventures.

La pression retombe, donc nous prenons le temps de faire un tour à pied de la ville d’Aarhus, la deuxième ville du Danemark. Il y règne une atmosphère locale, avec toutes les attractions à distance de marche. Le port est emblématique et offre la possibilité d’une activités chère aux danois : les bains du port. Nous avons surtout visité la vieille ville.



- Vejle
Un peu plus au sud, nous atteignons Vejle. Nous croisons un flot de danois, qui longent les rues à pied, tous habillés en rouge et le visage fermé. Plus nous avançons, plus nous nous rapprochons d’un stade et nous comprenons qu’ils sortent d’un match de football, et de toute évidence, ils ont perdu ! Après une recherche internet, nous découvrons que deux équipes de football professionnelles s’affrontaient ce soir (Vejle – Randers) et que les locaux ont été vaincus dans les arrêts de jeu. Pas évident, de circuler au milieu des centaines de piétons, des véhicules garés sauvagement le bord des routes, et avec les déviations de circulation mises en place pour l’évènement. Mais nous trouvons une place où stationner, juste à côté d’un Dyrehavn (réserve de daims et cerfs). Nous allons explorer cette dernière, les animaux sont en liberté, et il est possible de les approcher de près. Ils ont des bois magnifiques, que nous n’avions encore jamais eu l’occasion d’admirer de si près. L’expérience est un succès, même pour notre petit phobique des animaux, qui, même s’il ne s’est pas aventuré trop près, a accepté de les approcher à quelques mètres, sans se sentir en danger.



Une fois de plus, il n’est pas facile de trouver un endroit où dormir. Nous trouvons un parking au départ d’une randonnée, à côté d’un bâtiment en construction. Ce n’est pas un endroit de rêve mais il a le mérite d’être autorisé, au calme et sécurisé. La journée a été éprouvante pour tout le monde, alors j’installe rapidement les tables et chaises dehors pour préparer le repas, pendant que Nico, toujours douloureux, était déjà couché pour sa convalescence. Et c’est à cet instant qu’une pluie battante a décidé de s’abattre sur nous. Je dirais même une tempête, avec les orages et toutes les réjouissances qui vont avec. Parfait pour terminer une rude journée : un repas en intérieur, dans un espace dans lequel on ne peut pas se croiser, et avec trois enfants fatigués et excités. J’abandonne le projet d’un repas chaud au profit de quelques tartines de thon et des crudités et j’envoie tout le monde au lit.
La pluie qui tape sur la carrosserie, aura au moins eu l’avantage de propulser la petite tribu au pays des rêves, bien plus rapidement qu’à l’accoutumée.
- Odense
En arrivant à Odense, nous mangeons en face d’un parc, dans lequel nous faisons la connaissance d’une adorable danoise, qui nous a beaucoup parlé de sa culture, elle nous a conseillé les lieux à visiter à Odense, nous a parlé de sa vie au Danemark. Nous avons beaucoup apprécié ce moment. Elle s’occupait bénévolement d’une petite fille syrienne de 3 ans, à qui il fallait parler danois pour lui inculquer la langue nationale et pouvoir l’insérer dans le système scolaire. Incroyable hasard, nous l’avons recroisée en ville quelques heures plus tard avec son mari et on fils de 1 an. Pourtant, Odense n’est pas une petite ville et est plutôt très fréquentée !


Odense se situe sur l’île de la Fionie, entre le Jutland et l’île de Sjaelland (Copenhague). Elle est réputée pour avoir donné naissance à l’un des écrivains de contes les plus connus du monde : Hans Christian Andersen. Cette ville est authentique et très agréable à visiter avec ses vieilles ruelles pleines de caractère, des musées et un réseau pistes cyclables très étendu. Nous avons vu la maison dans laquelle H. C. Andersen a grandi, sa nouvelle maison moderne devenue un musée à l’honneur de l’écrivain, entourés de jardins magnifiques.

C’est une ville verte, avec 120 parcs et 250 terrains de jeux, un château et une culture de la bicyclette très développée. En revanche, le stationnement est très compliqué. Autant pour les voitures, que pour les véhicules de loisirs. Et absolument tout est payant, à moins de s’éloigner de plusieurs kilomètres du centre. Nous avons trouvé un parking adapté aux camping-cars, je ne sais pas si c’est le seul, mais nous avons tourné longtemps et n’en avons pas vu d’autres. Nous avons donc stationné en face de la gare de trains, pour le plus grand bonheur des garçons. Il est payant, et plutôt cher. Mais pour visiter Odense, pas le choix. Si nous ne trouvions pas l’endroit exceptionnel, ce n’était pas l’avis de nos trois petits passionnés de train. Ils ont passé des heures assis côte à côte sur une barrière, à regarder et commenter le passage des trains. Nous ne les avons pas entendus de la soirée, ils étaient calmes, complices et encore plus captivés que lorsque nous nous garons devant un parc de jeux.









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