Un climat rude et doux à la fois

Les intempéries peuvent s’avérer rudes, même en été, notamment dans l’ouest du pays. Le vent souffle fort, et lorsqu’il pleut, l’air prend des allures de tempêtes. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il n’y a pas de grandes villes sur toute la côte ouest. Les conditions de vie y sont moins favorables. En ce qui nous concerne, nous avons eu un peu de difficultés avec les rafales de vent, d’autant plus lorsqu’elles étaient associées à de la pluie. En fourgon, nous vivons 75% du temps en extérieur. Il n’est absolument pas agencé pour y vivre à cinq dedans. Rouler, dormir, aucun souci. Jouer, s’habiller, ou prendre les repas, et la bataille commence ! Lorsque les affaires sont mouillées, il n’y a pas d’espace pour les faire sécher, et elles le restent plusieurs jours. Heureusement, il n’a jamais plu très longtemps d’affilée, et toujours par intermittence. Nous nous sommes adaptés, en roulant les moments de fortes intempéries et en visitant lors des accalmies. Lorsque la pluie était légère, on a enfilé nos tenues techniques et on ne s’est pas privés de l’extérieur. Dans tout le reste du Danemark, le soleil est très souvent au beau fixe. Il fait chaud avec un air frais extrêmement agréable. En été, c’est le temps parfait ! Mais il aura fallu atteindre le nord et quitter le Jutland pour avoir droit à ces conditions très favorables. Les enfants ont également un peu de mal pour se rythmer avec les longues journées ensoleillées. En fourgon, on est assez dépendant du cycle naturel du soleil car il n’est pas étanche à la lumière. Donc, depuis le début du voyage, il est très difficile de les coucher avant 21h30 et ils se réveillent également très tôt, souvent avant 7h. Et ce, malgré des journées bien chargées !

Les grands espaces et l’accès à la nature

C’est le point fort du voyage. Au Danemark, on ne se marche pas dessus. Surtout dans l’ouest. La nature est vaste et très accessible. Les plages sont magnifiques, immenses et désertes. Les routes sont larges, ainsi que les places de parking. Le pays est récent, il est adapté à la circulation des grands véhicules.

C’est un vrai bonheur pour les voyageurs en fourgon ou camping-car. Je dirai même, que c’est le mode de voyage le plus approprié pour vraiment découvrir toutes les richesses de ce pays.

Les enfants sont à l’honneur

C’est le paradis des familles. Tout est pensé en faveur des enfants et des parents. Tout est agencé pour simplifier l’accès à tous, quel que soit l’âge. Il y a des infrastructures de jeux originales, très grandes et très bien entretenue absolument partout : en ville, sur les abords des routes, devant les écoles, sur les plages, sur les ports, même parfois sur les parkings au milieu de nulle part. Dans les centres commerciaux, les restaurants, les piscines, il y a tout le nécessaire pour occuper les jeunes enfants, et même aider les parents sur le plan logistique.

Le manque de relief

Tout est tellement plat, que les activités terrestres sont toutefois limitées. Il n’y a absolument aucun relief dans tout le pays. Donc on oublie les activités montagneuses (randonnée, VTT, escalade, canyoning etc…). Si pour quelques semaines en vacances, ce n’est pas rédhibitoire, c’est clairement un point qui nous poserait problème sur du long terme. Les balades sont jolies mais sans dénivelé, et les paysages se ressemblent finalement beaucoup.

Les danois

Ils nous soufflent le chaud et le froid ! Ils sont plutôt de nature réservée, et n’ont pas une tendance naturelle à engager la conversation avec des inconnus, mais nous avons fait quelques rencontres (de personnalités plutôt atypiques, certes) qui nous ont fait revoir notre opinion ! On a eu à faire à des locaux adorables et plus volubiles, que nous aurions aimé fréquenter davantage si nous étions moins mobiles. Entre eux par contre, ils aiment bien faire bruyamment la fête entre amis sur une terrasse ensoleillée ! D’autre part, ce sont des gens très respectueux entre eux, avec les autres en général et avec l’environnement. Les rues et les toilettes publiques sont toujours propres, il y a très peu de vols, et le sentiment d’insécurité est proche de zéro. Et c’est tellement agréable d’évoluer dans ce milieu.

En revanche, la langue danoise est assez difficile à assimiler ! Nous ne sommes pas restés assez longtemps pour nous immerger sur le plan linguistique. Nous avons utilisé l’anglais, mais il n’est pas aussi fluide et répandu que nous le pensions.

Le réseau routier

Le réseau routier est d’une très bonne qualité. Il y a toujours deux signalisations en parallèle : celle des usagers en véhicules motorisés et celle des usagers à vélo. Ces deux modes de transports se côtoient partout mais ne se gênent jamais grâce à la qualité des routes ainsi que la clarté de la signalisation. Les voitures sont habituées aux cyclistes, qui donnent l’impression de ne jamais être en danger lorsqu’ils circulent (en ville et en zone rurale). Les rues sont larges et aérées, elles donnent le sentiment qu’il y a de la place pour tous. D’ailleurs, le trafic a toujours été fluide, nous n’avons jamais eu le moindre embouteillage, ni même un ralentissement. Et c’est également vrai dans les grandes villes comme Copenhague (on garde en tête que nous sommes en été et que ça peut avoir une influence). La petite taille du pays, est parfaite pour le découvrir en voiture. Les extrémités sont à moins de 5h de route. Nous avons pu sillonner une grande partie du pays (à peu près tous les points d’intérêt) en moins de 3 semaines.

Gastronomie

Le Danemark n’est pas dans nos pays préférés concernant les spécialités culinaires. Le pain noir est certes très bon pour la santé, mais il est très fort en goût, et à part moi, personne ne l’a apprécié. Beaucoup de produits de la mer (saumon, fruits de mer…) sont importés de Norvège. Au restaurant, même si nous n’y avons jamais été, nous avons souvent regardé les menus par curiosité, ils servent surtout des pâtes, des hamburgers, des pizzas, steaks frites… Qui sont peut-être très bons, mais rien de nouveau par rapport à chez nous.

Budget

C’est un pays dans lequel la vie est plus chère qu’en France. L’alimentaire, les campings (et hôtels), les musées, le textile, les transports (liaisons en bateau, ponts, train, bus…)… Seul le carburant est à un tarif équivalent. Il est cependant possible de voyager à moyen budget en s’organisant un peu. Nous avions anticipé en achetant une grosse réserve de produits alimentaires non périssables (légumes en bocaux, riz, pâtes, semoule, plats cuisinés en conserve, soupe en brique, compotes, biscuits, biscottes, miel, confiture, fruits secs, fruits à coques, boissons…). Nous nous réapprovisionnons en produits frais, fruits et légumes uniquement. Concernant les activités, il y a tellement à faire dans la nature, que nous limitons les visites payantes à une ou deux par pays. Et nous sommes loin de nous ennuyer pour autant.

On dort sur des parkings gratuits et on réserve les nuits en camping en cas d’extrême nécessité (si on n’a pas pu se doucher ou si on n’a pas trouvé de laverie par exemple). Et enfin, on limite les frais de transport en évitant les portions de route à péage et les ferries. Un détour de 100 km par la route est plus économique d’une liaison en ferry (qui serait certes plus rapide). Le Danemark est un beau pays à visiter, et il est dommage d’hésiter à se lancer à cause du budget. Il est possible de limiter les dépenses en adaptant son mode de voyage, sans pour autant passer à côté de l’essentiel.

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